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 Vernissage [Marina]

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MessageSujet: Vernissage [Marina]   Ven 12 Juil - 13:18

Mon regard glisse sur les pauvres manants qui m'attendent dans la salle de réception. Je me trouve en haut d'un escalier recouvert d'un tapis rouge. Je suis le maître à bord, rien ne peut être fait sans mon accord, c'est comme être... dieu, mais en vivant, en vrai, en chair et en os. Un serveur passe et j'attrape une coupe de champagne. Je n'aime pas cet alcool à bulles, mais tant pis, il faut savoir souffrir pour faire partie du monde de la haute société. Ma main gauche attrape la hanche de Diana et je la sers doucement contre moi. Elle est ravissante, comme tous les soirs, elle porte des bijoux affreusement chers, mais j'aime la combler. Je l'embrasse sur la joue avant de me séparer d'elle et descend l'escalier afin de me mêler au monde et aux badauds. Ce soir une exposition impressionnante sur le tout Monet a fait venir beaucoup de monde. J'ai fait venir des tableaux du monde entier, je veux qu'Oslo devienne la capitale de l'Europe, je veux qu'elle brille comme brille Diana. J'avale une gorgée de cet alcool infecte avant de saluer quelques uns des invités, triés sur le volet. Je sais qu'un garde du corps ne me lache pas d'une semelle, mais je n'ai que faire des petites gens, un autre reste non loin de Diana. Diana ne fait pas partie du bas peuple, ou plutôt elle n'en fait plus partie. Autrefois, peut-être, mais mes yeux ont été attiré par ce qu'elle dégageait et j'en ai fait quelque chose d'autre. Elle est devenue... comme un jouet que j'aime à avoir à portée de main, une façade pour montrer à quel point je peux combler une femme. Je n'en sais rien, ce qu'elle est devenue, mais Diana est à moi. D'ailleurs, je la cherche du regard et je ne tarde pas à l'apercevoir, au milieu de la foule. Je plisse les yeux et finis par m'approcher d'elle. Ma main revient à sa taille et je me penche vers son oreille.

- Souris un peu plus, tu es sensée t'amuser.

Je n'aime pas quand il n'y a pas de sourire sur son visage. Ma voix est sévère, j'aime quand tout est parfait. On annonce alors Madame le Maire qui arrive. Mon petit pion que j'ai bien placé. J'aime quand tout fourmille autours de moi, j'aime être le centre de l'attention. Toujours d'une main sur sa hanche, j'entraine Diana vers un groupe d'hommes. A notre arrivée, ils nous saluent et lèvent leurs verres. Il y a parmi eux des hommes autrefois respectables, désormais, presque tous à ma botte.

- Ah, monsieur Kinsky, j'ai entendu que le projet de barrage sur le Numedalslågen a été annulé...
- Trop en amont, j'en ai bien peur et nous perdrions les usines hydroélectriques.
- Et il est en plein territoire renégat...


Je lance un regard noir, mais sans un mot à l'avorton qui vient de parler. Mes mains se crispent sur mon verre à contre la hanche de ma cavalière. L'homme qui vient de parler est l'un des sénateurs du Buskerud, là où passe justement la rivière. Je pressens qu'il y aura bientôt un siège de sénateur disponible. Je calme ma rage quand un autre sénateur prend la parole, peut-être a-t-il compris qu'il ne fallait pas parler des renégats en ce moment.

- Et vous, Mademoiselle Ivanoska, préfèreriez-vous fermer des usines et construire un barrage qui nous apporterait de l'énergie à faible cout, ou bien vous trouveriez une autre manière pour maintenir les emplois en place?

Je regarde Diana, la question a été posé directement à elle, je vais m'amuser et l'écouter répondre. Tout le monde ne connait pas son statut précédent. Pour les habitants d'Oslo, Diana est une jeune femme normale, probablement de bonne famille, vu l'argent que je dépense dans ses vêtements. Personne ne sait qu'elle vient de la rue... Mon regard glisse sur l'arrête de sa joue, contre son cou, ma main caresse sa hanche. Il n'y a rien à dire, Diana est une perle de la nature...

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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Ven 12 Juil - 14:07

- Souris un peu plus, tu es sensée t'amuser.

Il n'en fallait pas plus à Marina pour sourire. Quand bien même elle s'ennuyait à mourir, si Kinsky voulait qu'elle sourie, elle sourirait. Elle était à son service. C'était pour lui qu'elle était ici. Et pour elle un peu aussi. Car si elle tenait à garder le train de vie qui était le sien actuellement, elle avait intérêt à rester la favorite du grand chef. Et pour cela, elle ferait tout le nécessaire. Elle s'habillerait comme il le fallait, selon les circonstances, discuterait avec qui il voulait qu'elle discute, ferait ce qu'il voudrait qu'elle fasse... Il avait été son sauveur. Il l'avait sauvée de la rue, d'une certaine manière. Et la rue, elle ne voulait pas y retourner. Pas après avoir connu cette vie qu'il lui avait offerte jusqu'à maintenant. Vivre dans une belle et grande maison. Manger à sa faim. Porter les plus belles robes. Les plus beaux bijoux. Elle ne voulait pas retourner sur le trottoir. Alors elle sourit, parfaitement convaincante, et suivit Kinsky tandis qu'il la guidait vers un groupe d'hommes. Ils la déshabillèrent du regard, ce qui était compréhensible vu la robe qu'elle avait décidé de porter pour son patron, décolletée à l'avant comme à l'arrière, pas du tout discrètement puis se lancèrent dans une discussion tout aussi ennuyeuse que la soirée. Quoique, au moins, la soirée offrait à boire. Comme un serveur passait par là, elle prit une coupe de champagne sur le plateau qu'il portait d'une main et but une petite gorgée de l'alcool rosé, du bout des lèvres.

Gardant la flute de champagne dans sa main gauche, elle se mit à jouer distraitement avec le diamant qui pendait à ce collier hors de prix, descendant jusque dans son décolleté. Attirant encore plus l'attention sur ce magnifique corps dont la nature l'avait dotée. Elle écoutait à peine ce qui se disait mais entendit néanmoins un des hommes parler des renégats, ramenant Marina sur terre. Elle sentit la main de Kinsky se crisper sur sa hanche et son sourire s'effaça l'espace d'un instant. Parler des renégats devant Kinsky? Vraiment? L'inquiétude traversa le regard de la belle blonde et elle reprit une gorgée d'alcool, et en profita pour lancer un regard discret vers son compagnon. Quiconque posait le regard sur lui pouvait le sentir. Le pouvoir. Tout dans son attitude, dans son regard, dans son visage, respirait le pouvoir. L'autorité. Jamais elle n'oserait le défier ou prendre le risque de le fâcher. Certes, il avait la vie de Marina entre les mains, pouvant la jeter du jour au lendemain, mais même sans ce pouvoir qu'il avait sur elle... Il dégageait ce quelque chose qui fait frissonner.

- Et vous, Mademoiselle Ivanoska, préfèreriez-vous fermer des usines et construire un barrage qui nous apporterait de l'énergie à faible cout, ou bien vous trouveriez une autre manière pour maintenir les emplois en place?

Elle manqua d'avaler de travers la gorgée de champagne qu'elle venait de prendre en bouche. Son avis? A elle? Après avoir blanchi visiblement, l'espace d'un instant, elle se reprit et sourit. Comme Kinsky le lui avait intimé. Une réponse. Elle n'en avait aucune. Elle n'y connaissait rien et n'avait pas à fourrer son nez dans ce genre d'affaires! Avec un sourire en coin, elle trouva néanmoins quoi répondre. Elle plongea son regard droit dans celui de l'homme qui avait eu la bonne idée de l'interroger, comme pour se venger à sa manière. "Vous demandez réellement son avis à une femme? L'opinion majoritaire est pourtant que les femmes n'y connaissent rien et ne peuvent pas comprendre ce genre de problèmes..." L'homme haussa les sourcils. Et elle sourit un peu plus. Avant de reprendre une gorgée de champagne. Et de prier intérieurement ne pas avoir déçu ou fâché Kinsky.
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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Sam 13 Juil - 16:01

C'est toujours la même rengaine, c'est toujours la même balance et le même équilibre. Construire pour créer des emplois, mais pour construire, il fallait détruire avant et donc virer des gens. Il faut savoir faire la part des choses dans l'économie actuelle. Aujourd'hui, toute l'économie de la Norvège et même de la Scandinavie dépend de mon compte en banque et je tiens les rênes si serrées que personne ne sait vraiment combien de zéros s'alignent. Alors tous ces sénateurs, hommes d'affaires, coursiers et autres me lèchent les bottes pour être dans mes bons petits papiers, même les militaires s'y sont pliés. L'être humain est tellement faible. Il ne faut pas grand chose pour le réduire à néant. Un petit chèque et il tuerait sa propre mère. Survivre, c'est la clé, alors si on peut vivre, plutôt que survivre, ils ne se gêneront pas. Ma main quitte la hanche de Diana, mais elle ne s'en va pas, elle glisse jusqu'à l'échancrure, dans son dos. J'aime cette robe, elle lui va à ravir et je ne peux qu'imaginer le peu qu'elle doit porter en dessous. Elle répond à cet imbécile d'homme bedonnant d'une telle manière, qu'elle évite la question. D'ailleurs, je n'aurais pas aimé qu'elle émette un avis sur le sujet. Après tout, elle n'est qu'une prostituée et n'a pas à entrer dans mes affaires. Le business n'est pas fait pour les femmes de toutes manières. Je suis un subtil mélange de contradictions et jusqu'à maintenant, Diana a toujours réussi à s'en sortir. Aucune autre prostituée n'arrive à sa cheville. Ou alors, je n'ai pas encore trouvé cette perle rare. Alors non, je ne me lasse pas encore de Diana, peut-être qu'un jour, ça arrivera, mais je sais qu'elle s'accrochera. Le vernissage va bon train et beaucoup de monde arrive. J'en vois qui s'intéressent en effet aux peintures présentés. Pauvres imbéciles naïfs qu'ils sont, d'autres ont dans leurs yeux avides, une envie de se faire une place dans la société, dans MA société. Qu'ils approchent ou qu'ils essaient, pour moi, ils ne sont que tiques sur le dos d'un chien. Un coup de pince et on ne les reverra plus jamais.

- Marina, va me chercher un autre verre.

Ma voix est presque mielleuse. Je lui tends la coupe que je tenais, celle pleine de champagne, j'ai horreur de ça et Diana le sait bien. Marina, Diana... Officiellement, elle reste Marina Ivanoska, mais elle est mon jouet, ma Diana. Et puis, c'est la réplique idéale pour dire "ne reste pas là, j'ai à parler affaire". Un bon moyen pour l'éloigner un instant. D'ailleurs, quand elle revient avec une boisson bien meilleure, je salue rapidement les hommes et m'écarte pour la rejoindre, l'entrainant ailleurs, une main contre sa hanche. Je l'attire jusqu'à un balcon ouvert sur la ville, là où on nous dérangera pas. Mes doigts glissent sur le tissu de sa robe. Hmm, et si je jouais?

- Pourquoi as-tu mis celle-là? Je préfère la bleue.

Bleue, jaune, noire, rouge, je m'en fiche bien, j'aime la robe qu'elle porte, mais j'aime encore plus lire ses réactions. Peur? Défi? Incrédulité? Envie? J'aime la voir hésiter, mais je ne le montre pas. Quoi que maintenant, elle peut le savoir. Mais je ne montre jamais ce que je pense, aussi, je pense que cela doit être bien pénible pour elle, de décider de la meilleure réponse. Petite chose que j'aime torturer psychologiquement. Diana est un diamant et je veux la façonner afin qu'elle soit unique... et uniquement pour moi.

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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Dim 14 Juil - 22:02

- Marina, va me chercher un autre verre.

Soulagement! Kinsky semblait satisfait de sa réponse. Ou en tout cas, il n'était pas fâché. A force, elle avait appris à le connaitre. Un peu du moins. Elle ne connaissait pas encore toutes les nuances, facettes et subtilités du personnage. Elle n'était pas sure de pouvoir jamais y arriver. Et n'était pas sure de le vouloir. Mais elle avait quand même compris quelques petites choses. Notamment qu'il n'aimait pas particulièrement que les femmes se mêlent de ce qui ne les regardaient pas. Le business notamment. Elle était du coup assez fière d'elle et de sa réponse, sur ce coup. L'homme qui lui avait posé la question avait rougi. Légèrement. Mais elle avait perçu la différence de teinte de ses joues. Les autres hommes les accompagnant ne l'avaient peut-être pas vu. Mais Kinsky, certainement. C'était un fin observateur. On n'arrive pas à la place qu'il occupe sans avoir l'oeil fin. Quand il lui demanda d'aller lui chercher un autre verre, elle sourit, charmeuse et attrapa sa coupe de champagne. Qu'il n'avait pas touchée. Évidemment. Il n'aimait pas le champagne. Elle ne répondit rien. Ce n'était pas nécessaire. Une réponse aurait même été superflue. Il lui avait ordonné d'aller lui chercher autre chose à boire. Ce n'était pas une question. Elle n'avait pas son mot à dire. Puis, de toute manière, elle s'était jurée de toujours lui obéir. Toujours. Se tournant ensuite vers ses compagnons, elle inclina légèrement la tête en guise de salutations. "Messieurs." Puis, elle se dirigea vers le bar.

Elle savait que si Kinsky l'avait envoyée lui chercher à boire, ce n'était pas uniquement parce qu'il avait soif. Elle n'était pas idiote. Blonde. Prostituée. Mais pas idiote. Elle ne serait d'ailleurs certainement pas sa favorite si elle n'en avait pas dans la tête. Il avait voulu l'éloigner. Elle était à son service, certes, mais pour le distraire. Pas comme conseillère ou associée dans ses affaires. Or, ces messieurs semblaient décidés à parler de cela. Alors, Marina, ailleurs. Ca ne la dérangeait pas. Elle avait l'habitude. Puis franchement, elle se passait bien de ces discussions ennuyeuses. Elle n'avait de toute façon rien à dire alors... Au bar, elle commanda l'alcool préféré de Kinsky et garda la coupe de champagne pour elle. Après tout, il n'était pas mauvais, même si son très cher boss ne l'aimait pas. Le barman ne tarde pas à lui tendre le précieux nectar. Hm... Il aurait pu prendre un peu plus de temps. Pas trop. Mais un peu plus quand même. Elle n'avait pas envie de revenir trop vite auprès de Kinsky alors qu'il était toujours en pleine discussion. Enfin... Elle n'avait pas trop le choix. Avec un soupire, elle se détourna du bar et marcha lentement vers le parrain de la mafia russe et le chef de toute la ville par la même occasion. Quel homme. Puissant, dangereux, intelligent... Et pour l'instant, elle était sa préférée. On pourrait croire qu'elle aurait du détester son boulot. C'est sur qu'être une prostituée n'est pas forcément le métier le plus reluisant. Mais ce métier, qui était l'un des plus vieux métiers du monde, lui avait permis de survivre. Et maintenant, il lui permettait de vivre la belle vie. Puis... Elle avait de la chance. Elle aurait pu tomber bien plus mal. Kinsky faisait tourner les têtes de pas mal de femmes. Elle l'observait quand il tourna la tête dans sa direction et l'aperçut. Elle lui sourit, toujours séductrice, et il la rejoint en chemin. Avant de l'entrainer à l'extérieur, après que Marina ne lui ait tendu son verre. Il ne faisait pas bien chaud dehors. Mais bon. Elle n'allait pas contredire le grand manitou ou se plaindre.

- Pourquoi as-tu mis celle-là? Je préfère la bleue.

Choc. Marina qui regardait, détendue, la vue offerte par le balcon sur la ville, se crispa d'un coup. Elle avait fait une erreur. Elle n'avait pas choisi la bonne robe. Elle réfléchissait pourtant avant de faire quoi que ce soit! Elle déglutit et se concentra pour masquer sa panique. "Oh? Je peux aller me changer si vous le désirez..." répondit-elle d'une voix séductrice. La bleue? Quelle bleue? Elle avait deux robes bleues! La longue ou la courte? Elle avait aussi l'autre mais... Elle se voyait mal la porter à un évènement comme celui-ci... Ou alors parlait-il de... Mince. Elle voyait quatre tenues possibles! S'il lui demandait d'aller se changer, comment ferait-elle? Elle devrait lui demander de quelle tenue il parlait! Même si elle avait voulu ne pas montrer son stress, elle n'était pas satisfaite de sa performance.
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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Sam 10 Aoû - 19:34

Marina est ma création. Elle est ce diamant brut que j'ai trouvé et que je polis à ma convenance. Je connais la moindre de ses réactions, je sais ce qu'elle pense, ou du moins, je pense le savoir. J'ai trouvé cette perle rare dans une rue d'Oslo, gaspillant sa beauté aux joies des passants, je l'ai attrapé et je l'ai gardé. Je ne m'en lasse pas, car j'aime sa manière de réagir. Elle m'obéit au doigt et à l’œil, elle tente de bien faire, elle a tellement peur de retourner dans la rue qu'elle fait absolument tout pour moi. C'est pour ça que j'apprécie que ma belle petite Marina soit à mes côtés. Régner par la terreur. Quoi de plus excitant. Elle semble alors si délicate, si fragile. Je ne sais pas si je pourrais m'en lasser. Il me faudrait trouver alors une fille plus terrifiée encore, plus ambitieuse, car derrière ce masque de sainteté, je devine que Marina veut rester tout en haut de la chaine alimentaire et ne pas retourner dans la rue, dévorée par tous ces corbeaux. Alors j'aime jouer avec elle. Comme par exemple avec la robe qu'elle a choisi. Je l'ai vu mettre un temps certain avant de se décider, craindrait-elle ma réaction par rapport à son choix? J'aime cette robe, magnifique, étincelante, au dos absolument ravissant, à ce décolleté plongeant. Et puis cette couleur, elle n'attirait pas véritablement l’œil, mais est assez brillante pour qu'elle sorte du lot. Exactement ce que j'appréciais. J'apprécie le luxe, mais j'aime encore plus que ce luxe reste légèrement discret. D'un ton sérieux, je lui coupe la parole.

- Tu veux donc me laisser là et me priver de ta compagnie? Cherches-tu à m'éviter?

J'aime voir sa réaction. Peur? Terreur peut-être? Incompréhension? J'apprécie quand elle tente de réparer ses erreurs, c'est tellement amusant et distrayant. Je ne suis en rien mécontent de sa robe ou de ses réactions, mais j'aime tellement la pousser dans ses retranchements. C'est ainsi que Marina est devenue Diana. Marina est cette fille qui a donné son corps aux hommes. Diana est la fille que j'ai créée, celle si prévisible, si dévouée, si douée...

- Si je t'ai amené ici, ce n'est pas pour que tu repartes aussitôt. Tu es là, tu y restes.

Je m'envoie le verre de vodka derrière la cravate. Pour cette soirée, j'ai commandé l'un des meilleurs, malgré le fait que je possède une cave de crus exceptionnel, l'alcool n'est pas si mauvais et coule bien dans la trachée. Je suis né russe et par ce fait, j'ai été bercé à la vodka. J'aime cet alcool autant que les femmes, autant que le pouvoir. Le pouvoir est comme un alcool. Il prend vite à la tête, il brûle la gorge et il est si facilement gaspillé. Mais mon pouvoir sur Oslo est tel que la ville ne pourrait plus survivre sans mes comptes en banque. Mes doigts caressent le magnifique collier prêté grassement par un grand bijoutier de la capitale et qui trône sur le cou de mon joli petit jouet. Je m'approche afin de voler un baiser sur ses lèvres peintes, mais du coin du regard, je vois un de mes gardes du corps qui s'approche, un téléphone dans les mains. Les affaires n'attendent jamais.

- Je te retrouve sur la piste de danse.

Heureusement que je me trouve sur une petite terrasse et que le brouhaha de l'intérieur agit comme un écran à ma conversation téléphonique. J'ai renvoyé Marina d'un mouvement de main, elle n'a pas à écouter mes négociations. Le gorille, si elle n'est pas partie, s'en chargera, mais je la sais suffisamment intelligente pour m'obéir. Dans une salle proche, une sono a été installé et la musique reste celle de salon, car après tout, nous sommes dans un musée. Quelques minutes plus tard, je raccroche, donne le téléphone sans un regard au garde du corps et me faufile dans la foule pour retrouver mon petit joyau, une main dans son dos et la guidant dans un premier pas de danse.

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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Lun 19 Aoû - 13:45

Le but de sa vie, là, pour l'instant? Plaire à Kinsky. Lui obéir et tout faire pour rester sa favorite. S'il se lassait d'elle un jour, elle pourrait dire adieu aux belles robes, aux soirées, à la nourriture délicieuse et abondante. Elle ne serait plus bonne qu'à retourner dans un bordel miteux ou dans la rue. Et la rue, elle l'avait déjà assez parcourue. Elle ne voulait plus avoir à satisfaire tous les hommes qui se présentaient à elle et pouvaient payer ses services. Elle appréciait de n'être qu'à un seul homme. Enfin... Elle appréciait surtout d'être à cet homme-ci. Grand, beau, charismatique, puissant... Elle aurait pu tomber bien plus mal. Mais ça n'avait pas été le cas. Et elle en était reconnaissante chaque jour. Elle faisait chaque jour plus d'efforts pour lui plaire. Parce qu'elle lui devait tout. Et qu'elle devait le mériter. C'est pour cela qu'elle faisait très attention à son physique, prenant soin de son corps, faisant du sport. Aussi pour cela qu'elle faisait attention à être toujours bien habillée, que ce soit en public, en soirée, ou chez lui. Lingerie, collants, chaussures... Mais sans dépenser trop d'argent, évidemment. Si Kinsky était l'homme le plus important du pays, et certainement le plus riche aussi, elle n'allait pas le ruiner. Alors quand il lui fit une remarque sur la robe qu'elle avait mis une heure à choisir... Elle eut l'impression que le sol s'ouvrit sous ses pieds. Et sa gorge se serra, d'anxiété. Après avoir repris ses esprits et réfléchit à ce qu'elle pouvait bien faire pour récupérer son erreur, elle lui avait proposé de retourner en vitesse se changer. Mais encore une fois, elle se mordit la lèvre. Nouvelle erreur.

- Tu veux donc me laisser là et me priver de ta compagnie? Cherches-tu à m'éviter?

Elle blêmit légèrement et déglutit. "Bien sur que non, voyons. Je ne vis que pour vous satisfaire..." Une idée lui vint alors et elle se rapprocha de son patron encore un peu plus. Et tandis qu'il insiste en lui disant qu'elle était ici et devait y rester, elle vint poser ses doigts sur son torse, délicatement et releva son regard de ses doigts vers ses lèvres. "Me laisserez-vous me faire pardonner...?" Elle avait volontairement pris un ton séducteur. Puisqu'elle avait commis une erreur, elle se devait de se rattraper. Et elle avait quelques idées pour ce faire. Malheureusement, alors qu'il se penchait vers elle pour l'embrasser, un de ses gardes du corps apparut et brisa leur petite bulle. Elle retint un regard assassin. Les interrompre ainsi... Quelle idée!

- Je te retrouve sur la piste de danse.

Se forçant à sourire aimablement, et à ne pas montrer sa frustration, elle acquiesça et se dirigea vers l'intérieur, sa flute de champagne toujours à la main. Alors qu'elle était à quelques mètres seulement de la piste, elle vida sa flute d'un coup, rendit le verre vide à un serveur puis finit le chemin. Elle se dirigea vers une table de réception haute et ronde, recouverte d'une nappe blanche de très bonne qualité et s'y accouda. Elle regarda les gens danser, en attendant que son boss ne la rejoigne. Elle s'ennuyait toute seule. Mais elle n'allait pas s'en plaindre. Elle n'était pas folle. Si Kinsky la voulait avec lui, elle irait même à la plus ennuyeuse des réunions. Et s'il voulait qu'elle l'attende patiemment, elle le ferait. Un homme vint à sa rencontre. "Bonsoir..." Elle jeta un coup d'oeil en coin à l'arrivant. Et ne lui répondit pas. Quand bien même il l'aurait intéressée, elle ne pouvait pas lui répondre. Comment réagirait Kinsky si elle flirtait avec un autre homme? Elle préférait ne pas le découvrir. L'homme resta là encore quelques instants mais un de ses amis probablement l'appela et à regret, il s'éloigna. Marina, quant à elle, leva les yeux au ciel et soupira. Heureusement, une minute plus tard, elle sentit une main se poser dans son dos. Elle tourna la tête vers Kinsky et lui sourit, soulagée qu'il soit de retour. Sans un mot, elle le suivit sur la piste et passa ses bras sur ses épaules, descendit les mains le long de son coup puis le suivit comme il l'entrainait dans une première danse. Autour d'eux, il n'y avait plus rien pour elle. Juste lui et la musique. Et encore. Elle aurait pu se passer de la musique. Elle avait même hâte de rentrer chez lui. Comme la chanson arrivait à la fin, l'idiot qui était venu l'accoster un peu plus tôt revint à la charge. Et on voyait bien qu'il ignorait qui il avait en face de lui. S'adressant directement à Marina, il ignora complètement Kinsky. "Me feriez-vous l'honneur de m'accorder la prochaine danse?" Elle le regarda, blême, sous le choc et son coeur s'emballa. Elle n'était pas touchée par l'attention, oh, ça non. Elle était paniquée, oui. Par la réaction de celui à qui elle appartenait.
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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Ven 13 Sep - 13:01

Je souris alors qu'elle fait glisser ses doigts sur ma chemise. Oh que oui, je vais la laisser se faire pardonner. Et puis, de toutes manières, elle n'a rien à se faire pardonner, mais elle ne le sait pas. Diana se plie à mes moindres exigences. Elle est douée, oui, elle est même plus que cela. Oh, c'est une prostituée, elle a fait ça toute sa vie, ou presque, et si je le sais, je sais également qu'aucune autre femme ne peut être ou devenir encore plus dévouée. Peut-être en existe-t-il une autre, mais je ne l'ai pas encore trouvé, alors je me contente de Diana. J'envoie donc Marina sur la piste de danse afin de m'occuper de ce coup de téléphone intempestif. Heureusement que cela est un appel que j'attendais, car sinon, j'aurai envoyé ad patres la personne au bout du fil. Encore un colis à réceptionner. Le genre de colis qui ne peut pas être traité par un soufifre. Il faut que je m'en occupe tout seul. Et encore heureusement que cela ne prend que quelques minutes pour négocier. Je raccroche, envoie le téléphone au gorille qui l'attrape au vol et je file à l'intérieur, une main dans une poche, l'autre qui salue les gens qui me reconnaissent et qui me lèchent les pompes. Je vois les courbes de Marina qui m'attendent et c'est doucement, mais surement que ma main se cale dans la courbure de son dos. Diana est une beauté en soi, j'aime ses formes, je ne cesserais jamais de le dire. Déjà, elle se fait pardonner pour ses paroles. Un sourire se fige sur mes lèvres alors que nous entamons une danse langoureuse, mais encore très sobre vis-à-vis de l'endroit où nous nous trouvons. Ma main passe dans ses cheveux. C'est un moment que j'apprécie, oui. Dommage qu'il soit déjà fini.

"Me feriez-vous l'honneur de m'accorder la prochaine danse?"

J'ai beau être russe, j'ai le sang chaud comme les italiens. L'homme qui vient de parler ne s'adresse qu'à Marina. Pire que ça, il ne me regarde même pas. Et pis encore, il drague carrément MON jouet. MA création. MA Diana. Alors moi aussi, sans un mot, je tourne les talons, agrippe le poignet fin de Marina et je l'entraine d'un pas rapide vers une autre pièce, celle-ci déserte. Pendant ce temps-là, le gorille qui me suit partout arrête l'homme qui a osé parler à MA fille de joie. Une fois seuls, je ferme la porte derrière nous, me tourne vers Marina, fustigeant.

- Comment oses-tu? Tu dragues les autres? Tu es à moi, tu entends, A MOI!

Et je lui colle une baffe qui l'envoie valser. Non, elle n'a pas le droit, Diana est à moi et s'il le faut je tuerais tous les hommes sur Terre pour qu'elle le reste. Mais je déteste encore plus le fait qu'elle viole sa loyauté en allant voir un autre que moi. Elle n'a pas le droit. Elle ne peut pas, elle est à moi et tant qu'elle restera sous mon toit, elle le sera, à moi. La gifle a vraiment du faire mal, j'ai encore des fourmis dans la main tellement que ça brule. Mais je suis loin d'avoir évacué toute ma colère. Je l'attrape par la mâchoire et la redresse pour rapprocher son visage du mien.

- C'est comme ça que tu me remercies? Petite garce. Tu n'as aucun droit ici, ton seul devoir est d'être à mes pieds. Tu veux retourner de là où tu viens?

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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Ven 13 Sep - 19:05

A rééditer.
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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Sam 21 Sep - 14:11

La puissance est quelque chose que bien peu d'hommes ont dans ce monde. Et à Oslo, c'est moi qui ait les rènes du pouvoir, de la puissance. Je n'ai qu'à lever le petit doigt pour tout détuire, pour tout faire exploser. J'aime cette puissance, ce genre de pouvoir. Mais avec Marina, c'est bien différent, c'est encore une autre forme de pouvoir. Je suis persuadé au fond de moi-même qu'elle ne me trahira jamais, qu'elle n'ira jamais voir ailleurs. Je veux qu'elle me serve comme un enfant joue avec son jouet. Elle est ma création, mon jouet et je veux m'en servir comme bon me plaira. Quiconque ose la regarder, la toucher et j'ai l'impression qu'on a arraché mon jouet de mes mains. Elle n'a pas le droit. J'ai besoin d'elle. D'un regard, elle sait m'obéir et abattrais même ses parents si je le lui ordonnais. J'en suis certain. Je peux passer pas mal de choses, fermer les yeux, pour Marina. Mais être humilié de la sorte, je ne le supporte pas. Alors oui, je la traine dans une pièce du musée fermée et je la gifle avec la force d'un russe qui ne supporte pas avoir été oublié ainsi.

« Je vous assure… Je ne l’ai pas dragué… Je… Il m’a accostée mais je l’ai repoussé, je vous le jure ! »

Ca, j'en suis moins sûr. On ne parle pas à ceux qui me sont proches quand ces mêmes proches ne parlent pas en premier. Je suis persuadé que c'est elle qui a fait le premier pas vers le... fricotage. Alors je m'énerve d'autant plus. Marina n'a pas le droit d'aller voir à côté, elle n'appartient qu'à un seul homme et elle devrait se sentir redevable d'avoir ce statut. Cet homme, c'est moi et j'entends le lui rappeler. Elle pleure toutes les larmes de son corps, de jolies gouttes cristallines qui glissent sur sa peau de pèche.

« Je vous en supplie… Non… Je vous assure que je… Je ne l’ai même pas regardé ! Je vous en supplie, vous devez me croire… Jamais je ne ferais ça ! »

Ma jalousie maladive me hurle au mensonge. Jamais cet imbécile n'aurait engagé la conversation si elle ne l'avait pas accosté en premier. Je suis connu de tous ici, ma photo est publiée partout alors je ne peux rester inaperçu. Combien de complots ont été démantelé? Tant que je ne les comptes plus. Alors oui, il me connait forcément. Pourquoi s'est-il tourné uniquement vers elle? Pour me faire enrager? Probablement. Je reprends un tant soit peu de raison alors que je sens la main de ma jolie petite poupée personnelle glisser sous les pans de ma veste. Je dessers les doigts autour de sa machoire, juste assez pour l'entendre dire qu'il n'y avait que moi qui comptait pour elle. Un sourire glisse sur mes traits. Elle a les gestes qu'il faut pour me calmer et ma main relache sa proie pour la laisser faire. Et avant qu'elle ne plie les genoux, je viens chercher un baiser passionné sur ses lèvres. Puis je la regarde froidement dans les yeux.

- Prouve-le.

Je m'adosse contre un mur et ma main va se perdre dans sa coiffure. Tout autour de nous, il y a des toiles de maîtres incontestés, mais la seule oeuvre dont je n'ai d'yeux que pour elle, est bien ma Marina. Je vais jusqu'à fermer les yeux et apprécier toutes les attentions qu'elle peut et sait prodiguer.

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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Sam 28 Sep - 15:35

Il devait la croire. Il fallait qu’il la croit. Elle ne voulait pas qu’il doute, qu’il… se sépare d’elle. S’il la rejetait, elle devrait retourner à la rue. Finie la belle vie. Car, même si elle restait une prostituée, elle n’était pas n’importe quelle prostituée. Elle était celle de Kinsky. Sa favorite. Et ce titre apportait pas mal d’avantages. Logée, nourrie, blanchie, elle allait dans les fêtes les plus somptueuses. Et elle n’avait pas à supporter tout homme qui saurait payer pour ses services. Il n’y avait que lui. Et ça n’avait rien de désagréable d’être à lui. De devoir le satisfaire. Agréable, mais pas de tout repos. Car elle devait sans cesse faire attention à ce qu’elle faisait, à ce qu’elle disait, portait. Le moindre faux pas et sa position serait remise en question. Et elle ne le voulait pas. Elle avait pris gout à la vie à ses côtés. Pas en tant que femme, certes. Mais sa position lui convenait tout à fait. Or, ce crétin ne lui avait pas facilité la tâche ce soir. Pas Kinsky, il était loin d’être crétin. Non, l’autre. Qui l’avait draguée et était revenu à la charge alors qu’elle dansait avec le grand, l’unique Kinsky. Eveillant ainsi sa colère. Il y avait de quoi. Elle lui appartenait. Mais… Il fallait qu’il la croit. Elle n’avait pas dragué ni flirté avec l’autre homme. Elle serait même incapable de dire à quoi il ressemblait ! Elle s’était contentée de l’attendre impatiemment dans la salle de bal.

Après une gifle puissante qui l’avait envoyée à terre, elle s’était mise à pleurer, tant à cause de la douleur, que par peur de l’homme qui se trouvait face à elle. Ils étaient seuls dans cette pièce. Elle était à sa merci. Mais quand bien même ils auraient été entourés de gens, personne ne serait intervenu. Il était le chef. Et elle, sa catin. Personne n’avait intérêt à intervenir. Il se pencha et lui attrapa la mâchoire, la forçant à se relever. Il serrait si fort. Elle avait mal. Mais elle n’allait pas se plaindre. Il la menaça de la renvoyer dans la rue et elle ferma ses yeux humides, provoquant deux nouvelles larmes. Non ! Elle ne voulait pas ! Et elle n’avait dragué personne. Il n’y avait que lui ! Elle le supplia à nouveau de la croire. Il n’y avait que lui ! Mais des paroles ne suffiraient pas. Elle devait le lui faire comprendre. Le lui montrer. Se faire pardonner, même si elle n’avait rien fait. Délaissant ses poignets, elle posa alors ses mains sur le torse de Kinsky, les fit glisser sous les pans de sa veste, puis jusqu’à la ceinture de son pantalon, qu’elle se mit à défaire. La ceinture ouverte, elle défit le bouton puis la fermeture éclair mais alors qu’elle glissait sa main sous le tissu de son sous-vêtement, il prit possession de ses lèvres, passionnément. Le premier instant de surprise passé, elle répondit aussi fougueusement. Mais trop vite il mit fin au baiser, la laissant frustrée et haletante. Avant de prononcer deux mots qui ramenèrent Marina sur terre. Et lui mirent une pression dingue sur les épaules. Son cœur se serra. Comme bien souvent, elle avait l’impression que son destin allait se jouer sur ce qu’elle ferait dans les minutes qui suivraient.

Il s’adossa à un mur et elle le suivit, lentement, marchant d’une démarche aguicheuse. Qu’elle n’utilisait que pour lui. Elle ne tarda pas à se mettre à genoux devant lui et libéra son sexe de sa prison. Elle leva les yeux vers Kinsky qui la regardait attentivement. Et sans tourner le regard, le regardant droit dans les yeux, elle le prit en bouche. Elle remonta une main sous la chemise du chef de la mafia russe et elle posa l’autre à l’arrière de la cuisse puissante de l’homme. Elle entama de longs et lents va-et-vient avec sa bouche et le sentit durcir en elle. Elle décida alors d’aller plus loin et s’enfonça sur lui jusqu’à le sentir dans le fond de sa gorge. Si ce n’était pas forcément agréable pour elle, elle savait que ça plaisait aux hommes. Et elle voulait plaire à Kinsky. Encore et toujours.
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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Mer 2 Oct - 12:55

Ma poupée est un parfait petit soldat qui exécute sa tache sans rechigner. J'inspire non seulement de la méfiance, mais également du respect. Marina ferait absolument tout ce qui est en son possible pour me plaire. Pas pour moi-même, mais pour sa situation. Je l'ai réduite à n'être qu'un petit chien aux pieds de son maître et elle le fait en tout état de cause. Une esclave volontaire? Oui, ça pourrait être le terme moderne pour ça. Marina ne veut pas retourner à la rue, je connais son point faible, je connais son envie de briller. Je la sais vaniteuse et fière, elle préfère être réduite à cet état-là plutôt que d'implorer ou de demander de l'aide à qui que ce soit. Et alors qu'elle plie les genoux pour s'exécuter, j'observe la poupée obéissante. Elle est si belle, ma Diana. Je crois bien que je ne pourrais pas m'en passer. J'ai besoin de Marina, car elle apporte sans le savoir de la douceur à ce monde désastreux. J'ai beau être le maître d'Oslo, de la Norvège, voire même de toute la Scandinavie, mais c'est un monde que je ne peux qu'arpenter tout seul. Pas besoin de femme, d'amante ou de famille. Pourtant, je garde ma soeur tout prêt de moi, même si elle n'a pas le droit d'intervenir dans mes affaires. La seule autre femme qui compte, c'est Diana. Ma Diana, mon joyau. Ses yeux me fixent, je sens ses doigts. Elle est parfaite, elle sait y faire, elle sait comment faire pour me calmer. Ma tête se pose contre le mur et je ferme les yeux. Pendant de longues secondes je la laisse faire, toute ma colère disparait. Je sais aussi qu'elle me cherche des yeux, maisje m'en fiche, elle peut me chercher, je resterais de marbre. C'est elle qui m'a énervé, elle n'a qu'à se débrouiller toute seule. Et puis, elle n'a pas besoin de lire le désir dans mes yeux, elle doit bien le sentir entre ses doigts et au fond de sa bouche. Cette petite séance improvisée me permet au moins une chose, de me détendre et d'éliminer la pression. J'ai horreur de la foule. Il y a toujours un fanatique qui arrive à s'introduire. Un fanatique qui ne restera pas aux politesses. S'il passait à l'action, je pourrais en perdre la vie et je ne tiens pas du tout à ça.

Marina en termine et je pense déjà à la prochaine partie de jambes en l'air, bientôt, tout à l'heure, une fois tout ça terminé, une fois plusieurs bouteilles de vodka avalées et surtout après beaucoup d'argent récolté. Ce vernissage est une parfaite couverture pour arnaquer pas mal de portefeuilles déjà renfloués, mais également pour me débarasser de pas mal d'argent sale. Je me rhabille proprement, replaçant la chemise dans le pantalon et resserrant la ceinture pour lisser le tout. Je fais revenir Marina sur ses pieds d'un geste de la main. Mon visage plonge dans son cou que j'embrasse. J'aime trop sa peau pour dire que je pourrais m'en passer. Mes bras s'enroulent autours de son petit corps. Elle est à moi. J'entends la porte qui s'ouvre et alors que je me redresse, c'est un de mes gardes du corps qui s'approche. Je soupire. Ils doivent avoir des détecteurs de pourrissages de soirées dans la tête, ce n'est pas possible. En quelques mots sussurés, il me prévient qu'on m'attend et que ma présence est nécessaire. Je soupire et ma main se pose sur la joue de mon petit jouet.


- Le devoir m'appelle, tu te rattraperas ce soir.

Je n'ai pas besoin de lui dire plus. Elle sait parfaitement que si on la voit trainer avec d'autres hommes, je ne manquerais pas de le savoir et elle passera plus qu'un sale quart d'heure. Pas besoin non plus de lui dire que je n'accepterais pas qu'elle présente mal, elle se pomponnera suffisamment pour camouffler ses joues humides et sa coiffure malmenée. Marina est une professionnelle. Elle ne serait pas à mes côtés si elle ne l'était pas. Je sais parfaitement que sa position n'est pas facile. D'un certain côté, elle a tout ce qu'elle pourrait désirer : argent, vêtements, confort... Mais de l'autre, elle doit parfaitement me plaire et je ne suis pas facile à la tache. Mais j'aime tellement la voir hésiter. Oui, Marina pourrait être une de mes seules faiblesses.

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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Lun 7 Oct - 13:23

Gardant une main à l’arrière de la cuisse de Kinsky, elle redescendit l’autre de façon à l’exciter un peu plus encore. Le massant de la main et de la langue, allant et venant sur son membre, le prenant en elle le plus profondément possible, elle y mettait tout son savoir-faire. Pour lui plaire. Et se faire pardonner. De quoi ? Très bonne question. D’avoir attiré l’attention d’un idiot. Car même si Kinsky ne semblait pas le croire, elle n’avait pas flirté avec l’autre imbécile. Elle l’avait repoussé. Mais elle n’avait pas dû être assez claire. Peu importait de quoi il estimait qu’elle devait se faire pardonner. Elle le ferait. Elle ferait tout et n’importe quoi pour cet homme. Finalement, elle se sentit se crisper dans sa bouche et elle avala, avec soin, tout ce dont il la récompensa. Oui, c’est une sorte de récompense. Même si toutes les femmes ne sont pas de cet avis. Après avoir nettoyé le sexe de son propriétaire et maitre, elle se recula, s’asseyant sur ses talons, et attendant le prochain ordre. Ordre qui ne vint pas tout de suite. Elle eut le temps de le voir se rhabiller correctement, comme si rien ne s’était passé dans cette pièce, avant qu’il ne lui intime l’ordre de se lever, de la main. Obéissante comme toujours, elle se remit prestement mais élégamment sur ses pieds et très vite se retrouva plaquée contre son torse viril. Elle posa ses mains sur les épaules musclées du chef de la mafia, tandis qu’elle sentait ses lèvres danser dans son cou et ses bras serpenter autour de sa taille fine. Elle laissa échapper un gémissement de bien-être mais la porte s’ouvrit et elle rouvrit les yeux comme si elle se réveillait d’un doux rêve. L’un des gardes de Kinsky s’approcha d’eux et elle s’éloigna légèrement. Ses affaires ne la regardaient pas. Elle le savait. Et elle n’allait pas risquer de le mettre un peu plus en colère en écoutant une conversation qui n’était pas pour elle.

- Le devoir m'appelle, tu te rattraperas ce soir.

Frustrée, boudeuse peut-être même, elle acquiesça et se recula pour le laisser quitter la salle dans laquelle ils se trouvaient. Une fois la porte refermée derrière lui, elle s’autorisa un soupire. De soulagement car il ne semblait plus fâché contre elle, de frustration car si le garde ne les avait pas interrompus, ils auraient continué leur petite affaire tranquillement. Et de colère. Contre le sombre crétin qui l’avait mise dans de beaux draps. Enfin. Ce qui était fait, était fait, précisément. Deux coups à la porte retentirent et un garde apporta son sac à main à Marina. Elle le remercia poliment et referma la porte. Elle sortit du sac un miroir de poche et examina les dégâts. Son maquillage avait un peu coulé à cause des larmes qu’elle avait versées. Ses lèvres étaient plus gonflées qu’en temps normal. Et sa coiffure… Elle soupira. Et mit bien quinze minutes à se rendre de nouveau présentable. Seules ses lèvres laissaient deviner qu’elles avaient été mises à contribution. Mais elle doutait que quelqu’un qui la connaisse à peine ne se rende compte de la différence. Kinsky le remarquerait certainement. Et elle-même le savait puisqu’elle connaissait ses lèvres par cœur. En sortant de la salle, elle tendit discrètement son sac au garde qui le lui avait apporté et se dirigea comme si de rien n’était jusqu’au bar où elle demanda un verre de vin rouge. Kinsky prit par son travail, il ne lui restait plus qu’à passer le temps. Mais cette soirée était si ennuyeuse… Prenant son verre sans même remercier le barman, pas folle la guêpe, elle se dirigea vers une salle d’exposition et observa les toiles accrochées. Mouais. Elle n’en trouvait aucune particulièrement jolie. Sauf peut-être le portrait devant lequel elle passa de longues minutes. Une femme, nue, de dos. C’était artistique. En noir et blanc, avec juste quelques touches de couleur. La femme, sur un rebord de fenêtre, regardait le paysage qui s’offrait à elle de l’autre côté de la vitre. Il émanait du tableau une nostalgie, une souffrance muette. Elle était toujours devant ce tableau quand un garde vint lui annoncer qu’ils allaient quitter les lieux. Elle acquiesça et jeta un dernier regard à l’œuvre d’art avant de suivre le gorille jusqu’à leur voiture, une rougeur apparaissant discrètement sur la joue que Kinsky avait giflée un peu plus tôt dans la soirée.
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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Jeu 10 Oct - 20:13

Sa peau est si douce, si désirable, je resterais là si je le pouvais, mais voilà que l'abruti vient me chercher et détruit le petit paradis qui s'offrait à moi. Marina avait tout fait pour me détendre et elle avait réussi. Mais voilà que je retombe dans l'univers plat des soirées mondaines. Là où il faut sourire, tendre des perches et faire bonne impression. J'ai horreur de ce genre de soirées. Certes, j'aime qu'on me regarde, parce que je suis le centre de l'univers, parce que sans mon argent, sans mon compte en banque, ils seraient encore en train de ramasser les morceaux de leurs vies misérables. Mais pour pouvoir renflouer mes caisses, il me faut d'abord voler le peu d'argent qu'ils ont. C'est un cercle vicieux. Et en fin de compte, j'aime ça. A regret et sans un autre regard, je quitte mon jouet. Je me rattraperais également tout à l'heure, lui faire tout ce que je n'ai pas pu lui faire, la dévorer du regard, la combler. Marina est mon véritable jouer. J'aime ça, j'aime tout en elle. Je retourne dans la salle principale comme si de rien était. Souriant, fier, véritable hôte de la soirée.

Entre deux conversations, je cherche Marina du regard. Je vois le plus souvent son dos, sa main autour de son verre, ses yeux cherchant une toile, sa solitude incessante. C'est le revers de la médaille. Il ne faut pas croire que je ne fais pas attention à ceux qui m'entourent. C'est tout le contraire. Je me méfie encore plus de mes amis que de mes ennemis. Et Marina ne fait pas exception. Je l'ai tiré de la rue. C'est une prostituée. J'en ai fait mon jouet, rien ne dit qu'elle ne se retournera pas contre moi. Alors je refuse qu'elle connaisse d'autres gens. Je ne veux pas qu'elle me quitte, je ne veux pas qu'elle me trompe. Alors elle restera toute seule, malgré l'argent que j'investie en elle. Et puis la conversation reprend. Les faux-semblants, les minauderies, les mensonges, les affaires. Quand enfin le moment est de quitter l'endroit je dis au revoir et me dirige vers l'immense porte, enfilant mon manteau.

Ma création arrive à ce moment-là et un sourire traverse mes traits. J'aime quand elle se presse, mais le sourire disparait aussitôt quand je remarque la joue rosie par la baffe que je lui ai donné. Elle aurait pu mieux s'arranger. J'attrape son menton et tourne son visage pour observer d'un peu plus près cette joue endolorie. J'apprécie pas ça. Ca ne fait pas bien. Et Marina vient de traverser le musée devant tout le monde. Je fronce les sourcils, mais ne dit rien et l'invite à entrer dans la limousine qui ne ramènera chez moi, dans la maison, ou plutôt le palais que je me suis octroyé. A peine la portière refermée que ma main se pose sur sa cuisse, l'autre carresse sa joue que j'ai meurtrie.

- Je ne veux plus revoir ça. Tu aurais pu mieux t'arranger... Mais passons.

Je l'attire jusqu'à ce qu'elle vienne à califourchon sur moi.

- Fais-moi oublier cette soirée, veux-tu.

Je vais chercher ses lèvres avec envie, avec... besoin.

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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Dim 13 Oct - 14:20

En arrivant dans l’entrée de la galerie d’art, un autre gorille de Kinsky lui tendit le sac qu’elle avait apporté avec elle mais laissé aux vestiaires, un peu plus tôt dans la soirée. Elle ne le remarqua pas froncer les sourcils. Si elle l’avait vu faire, elle aurait sans doute cherché à savoir pourquoi il semblait étrangement inquiet, en la regardant. Elle aurait peut-être sorti son miroir de poche. Et aurait vu que sa joue avait pris une teinte légèrement plus rouge à l’endroit où la main de son maitre avait frappé sa peau claire. Mais elle ne le vit pas. Elle garda la tête penchée en attrapant son sac puis se concentra sur la limousine qui les attendait, en sortant dans la nuit fraiche d’Oslo. Jusqu’à ce qu’elle aperçoive Kinsky. Debout à côté du véhicule, il attendait et le cœur de Marina gonfla d’un coup. Oh, pas d’amour. Elle ne s’autorisait pas ce sentiment. Mais d’appréhension. Mêlée d’excitation. Dans la pièce où ils s’étaient retrouvés rien qu’à deux, ils avaient été trop vite interrompus. Et elle savait qu’il serait bientôt temps de reprendre les choses où ils les avaient laissées. Elle devait toujours sa rattraper, comme il avait dit. Elle ne put s’empêcher de le regarder de bas en haut et de frémir rien qu’à sa vue. Si elle ne l’aimait pas, elle ne pouvait pas nier qu’elle était particulièrement attirée par lui. Désir, attirance, envie… Des sentiments forts. Même si la vie aux côtés du chef de la mafia rouge n’était pas tous les jours facile, elle savait qu’elle avait de la chance d’occuper cette position privilégiée et elle se savait enviée de beaucoup de ses « collègues » qui donneraient cher pour la détrôner. Quand le regard de Marina se posa sur son visage, elle vit son sourire et ralentit le pas en arrivant à sa hauteur. Malheureusement, le sourire qu’elle lui rendait maintenant disparut en le voyant cesser de sourire. Puis elle sentit à nouveau sa main sur sa mâchoire et, sourcils froncés, elle paniqua légèrement. Qu’y avait-il ? N’osant poser la question à voix haute, elle attendit qu’il dise quelque chose mais rien ne vint. Il la relâcha et l’invita à entrer dans la limousine. Perplexe, elle obéit néanmoins, comme toujours, à chaque ordre venant de lui, et s’installa sur la banquette de l’arrière du véhicule. Assise, la robe de Marina remonte un peu plus haut encore sur ses cuisses, lui arrivant à la moitié de celles-ci. Et à peine la portière fut-elle fermée derrière le Chef, qu’elle sentit une main se poser au-dessus de son genou. Elle ferma les yeux et se mordit la lèvre, tous ses sens réagissant déjà, à ce simple contact. Tournant ensuite la tête vers lui, instinctivement, et rouvrant les yeux, elle le vit lever la main pour venir lui caresser sa joue meurtrie. Elle eut d’ailleurs une petite grimace de douleur, qui l’étonna elle-même, quand elle sentit ses doigts toucher sa peau.

- Je ne veux plus revoir ça. Tu aurais pu mieux t'arranger... Mais passons.

Mieux s’arranger ? Elle fronça les sourcils. Elle avait envie de plonger dans son sac prendre le petit miroir dont elle ne se séparait pas, pour être sure d’être toujours parfaite pour lui, mais elle n’était pas sure de pouvoir le faire. Et d’ailleurs, il ne tarda pas à l’attirer à lui puis sur lui. Obligeante, elle se laissa faire, avec plaisir même, et se retrouva à califourchon sur lui.

- Fais-moi oublier cette soirée, veux-tu.

Elle plongea son regard dans le sien puis ferma les yeux et répondit avec ardeur à son baiser passionné. Elle posa ses mains dans sa nuque et plaqua son corps, frêle et féminin, contre le sien, fort et viril. Elle approfondit le baiser, glissant sa langue entre ses lèvres et ondula doucement contre lui. Puis, doucement, elle glissa une main le long de son torse, l’effleurant du bout des doigts, jusqu’à arriver à sa ceinture qu’elle défit, une nouvelle fois, délicatement, experte. Suivit ensuite la fermeture de son pantalon. Et l’instant d’après, sans cesser de l’embrasser, elle glissait sa main sous le tissu pour venir enrouler ses doigts autour de lui. Il lui avait demandé de lui faire oublier cette soirée, elle allait s’y atteler.
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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Lun 25 Nov - 22:00

Ah, enfin tranquille, enfin seul avec mon jouet. Mon monde tourne autours de ça : argent, pouvoir et jouet. L'argent est dans mes comptes en banque et s'autogère, ou presque. Le pouvoir, ce soir avait été une belle démonstration et comme je tire les ficelles dans tout le gouvernement, je n'ai pas à m'en préoccuper tout de suite, il suffit d'attendre un petit peu et le boulot sera fait par quelqu'un d'autre. Il ne me reste plus que mon jouet. Ma jolie petite poupée russe qui répond au nom de Diana. Je donnerais très cher pour elle, si seulement elle n'était pas une femme de petite condition. Mais qu'importe, il n'y a pas d'autre jouet en ce monde que ma Diana, aussi belle, aussi délicieuse, aussi... professionnelle.

Je n'avais pas été content, car la gifle que je lui avais collée se voit encore un peu, mais qu'importe, il fallait le savoir pour le voir. Néanmoins, je n'aime pas quand les choses ne sont pas à leur place et la marque sur sa peau n'est pas à sa place sur sa joue. Etant donné que cette marque est en partie ma faute, je ne dis rien, et attends d'être dans une bulle dans l'habitacle de la voiture qui nous ramène chez nous. J'attire Marina sur mes genoux, ah que j'aime la serrer dans mes bras, la posséder, j'aime quand elle est mienne. Et en bonne professionnelle, elle s'exécute immédiatement, m'entrainant dans un monde où seule elle, a la clé.

Et voilà que déjà, elle s'active à me faire plaisir, à rendre mon corps esclave du sien. Mais j'aime bien plus maitriser la situation et mes mains quittent ses hanches pour glisser sous sa courte robe. Dans sa position, elle est ouverte à tout supplice et mes doigts caressent les lèvres féminines. Je sens la chaleur du désir, de l'envie. Elle brûle littéralement de l'intérieur. Un sourire traverse mes traits alors que le baiser s'interrompt. Elle est à ma merci et je peux la commander comme bon me semble. Ma main de libre remonte le long de son corps et délicatement, je lui retire une à une les bretelles de cette magnifique robe. Elle est comme un cadeau de Noël à déballer. On doit prendre son temps pour retirer le papier, car ce n'est pas souvent que l'on a ce genre de cadeau. Mais avec Diana, elle est mon cadeau tout les jours. Pourtant, c'est bien l'un des moments que je préfère : lui faire glisser ses vêtements le plus lentement possible.

Je ne regarde pas la route, Diana m'hypnotise complètement. A nouveau j'oublie où l'on se trouve. Je suis dans un monde qui me fait oublier toute la réalité. Mes doigts s'activent entre ses cuisses alors que je dévoile complètement sa poitrine de mon autre main. Diana est une femme parfaite, sa peau est si douce, ses formes si généreuses et sa beauté est resplendissante, je ne me lasserais jamais de la contempler. Je prends autant de plaisir que je lui en donne. J'aime la voir réagir au contact de mes doigts. L'envie de la prendre là, maintenant, tout de suite, surgit brusquement en moi, mais je me retiens, je ne veux pas gacher le plaisir de la voir fondre en la prenant sauvagement. Un peu de dignité, de charme et d'élégance, bon sang. Mes lèvres se posent sur ses seins et ma langue joue avec sa peau.

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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Jeu 28 Nov - 13:41

Sous ses doigts, la poupée russe le sentait durcir. C’est qu’elle savait y faire. Elle avait des années de pratique derrière elle, et cela faisait quelques temps maintenant qu’elle était au service exclusif de Kinsky. Alors elle commençait à savoir comment le prendre, quoi lui faire, comment, quand. Comme ce baiser qu’elle partageait avec lui, subtil mélange de douceur et de passion, de fougue. Sa langue se fraya doucement un chemin entre ses lèvres et il répondit ardemment à cette caresse, prenant possession de sa bouche d’une exquise façon. Pendant ce temps, elle sentit les mains de Kinsky se promener sur son corps, dans son dos. Et alors qu’une d’elles remontait vers ses épaules, voilà que l’autre descendait, et venait s’insinuer sous sa robe, lui arrachant un gémissement de surprise mêlée de plaisir alors qu’il se glissait, tel un serpent, sous le fin tissu de son sous-vêtement. Sa respiration accélérant, elle mit fin au baiser et se mordilla la lèvre, le front posé contre celui de Kinsky. Sa main, elle, n’avait pas arrêté ses caresses mais il lui était plus difficile de se concentrer. Il n’était pas le chef pour rien, dans ce pays, comme en Russie. Il savait quoi faire, où appuyer. Il savait trouver les faiblesses des gens et s’en servir. Et là… Il appuyait sur une des faiblesses de Diana. Elle ne put bien vite plus s’empêcher de bouger le bassin. Elle avait envie de plus. Sauf que c’était lui le patron. C’était à elle de lui faire oublier sa soirée. C’était à elle de le faire prendre son pied. Pas l’inverse. Et pourtant, voilà qu’il se penchait vers sa poitrine dénudée, lui arrachant un nouveau gémissement. Alors, en partie involontairement, elle resserra légèrement sa main autour de son membre bien dressé maintenant.

C’est à cet instant que la limousine se fit heurter, une autre voiture ayant foncé dans le flanc arrière gauche du véhicule. Marina poussa un cri étouffé de surprise et de peur, clairement, et se cramponna à Kinsky. Jusqu'à ce que la voiture s’immobilise. Alors elle descendit de lui, revenant s’installer sur son siège, et se rhabilla en vitesse, tandis que Kinsky refermait son pantalon. Et à l’extérieur, un premier coup de feu retentit. Merde. Non ! Pas maintenant ! Rahhh. Une portière s’ouvrit à l’avant, et d’autres coups de feu retentirent. Diana, bien dressée, se tourna vers Kinsky, attendant de savoir ce qu’elle devait faire. Elle avait beau paniquer, elle savait qu’elle était en bonne compagnie. Et savait aussi que Kinsky n’apprécierait pas qu’elle panique et se mette à crier comme une idiote. Puis, elle en avait vu d'autres. Elle venait de Russie, après tout.
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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Sam 7 Déc - 4:39

J'aime avoir le pouvoir, et j'aime voir mon jouet en ma possession. Diana s'occupe bien de moi, mais je veux qu'elle devienne ma marionnette, alors je joue avec elle, je vais chercher ses faiblesses et quand j'en trouve une, je n'hésite pas à l'utiliser contre elle. Avec mes doigts entre ses cuisses, je vois qu'elle tente vainement de rester en contrôle, mais son corps va plus vite que son esprit et il ondule contre moi, augmentant MON plaisir par la même occasion. Je sens ses doigts qui se referment sur moi et qui m'arrache un grognement de plaisir. Je n'aime pas l'amour léger et sincère, je n'apprécie que l'amour vache, la passion dans les embrassades et le défoulement entier. Et sa main qui sert mon membre bien dur ne fait que renforcer mon envie de la prendre, là, maintenant, et tout de suite.

Mais il faut croire que ce soir, rien n'arrivera. En moins d'une seconde, la carlingue de la voiture crie sa douleur, la taule se froisse, se plie, se courbe et s'arrache. Fort heureusement que la limousine est résistante et qu'elle reste sur ses quatre roues, malgré un tangage impressionnant. Evidemment dans la voiture, je ne m'y attend pas et quand le choc se fait, je tombe sur la banquette entrainant Marina avec moi. Il me faut plusieurs secondes pour me rendre compte où je suis et ce qui est arrivé. Finalement, je reprends tous mes esprits quand la voiture s'immobilise. Mon jouet s'est agrippé à moi, mais je la repousse pour demander des comptes à mon chauffeur ou à la personne qui nous est rentré dedans. Je me rhabille sans perdre mon temps et ouvre la porte arrière pour entendre des coups de feu. Ahah! On veut jouer. Très bien. Je referme la porte et farfouille sous un siège de la limousine. Ce n'est pas parce que j'ai des tueurs comme hommes de mains que je ne sais pas me défendre tout seul. Je sais faire le sale boulot aussi très bien tout seul. Je sors de la cache un Veresk, un fusil-mitraillette de la dernière génération, venant tout droit de ma Russie natale. Je me tourne vers Marina.

- Si tu sors de cette voiture, je te donne aux vautours de la rue.

Je sais ce que cette menace représente pour elle et je sais qu'elle m'obéira. La voiture est blindée, elle devrait être en sécurité à l'intérieur. Moi-même, je sors pour prendre part au bain de sang. Je tire sur ceux qui me tire dessus. Je ne cherche pas à faire dans la dentelle. Si je veux rester en vie, je dois éliminer ceux en face de moi. Je vois un de mes gardes qui tombe, mais on en abat plus. Il ne reste après une minute que deux petits malins qui décident de mettre le feu aux voitures. Sous le feu nourri des deux imbéciles, je retourne précipitamment à l'arrière de la limousine. J'entends les balles qui vrillent à quelques centimètres. Mais je m'en fiche, je veux sortir Marina de là. C'est presque en arrachant la poignée que j'ouvre la porte.

- Sors de là tout de suite!

Ah oui, je suis en colère, contre elle, contre tout le monde. Même si Diana a parfaitement écouté mes ordres, elle risque de se faire exploser en millions de petits morceaux, et j'ai pas du tout envie que cela arrive. Je l'attrape par le poignet et la tire violemment hors de la carlingue de la voiture éventrée. Un de mes gardes m'offre un tir de couverture et j'entraine mon jouet loin des deux voitures, vers un bâtiment. Un autre garde enfonce la porte et on se met à couvert. Une voiture explose à ce moment, puis la limousine quelques secondes plus tard. Une fois en sécurité dans le bâtiment, je recharge mon arme et donne les deux chargeurs qu'il me reste à Marina. On entend une nouvelle voiture qui arrive, ses pneus crissent et bientôt descendent des hommes qui veulent ma mort. Bien, plus on est de fous, plus on rit, non? Déjà mon garde du corps a lui aussi, appelé des renforts et ils ne devraient pas tarder. Un des gardes nous dit de monter au premier. J'attrape la main de Marina et je cours jusqu'à l'escalier. Pendant une seconde je trébuche alors que j'entends une balle me frôler, mais je continue et une fois au premier, je pulvérise une fenêtre par mes tirs répétés, visant les imbéciles qui me défient. Je n'ai même pas vu cette tache rougeâtre qui imbibe ma chemise et cette douleur qui me vrille les côtes. A croire que la balle n'avait pas fait que frôler...

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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Jeu 19 Déc - 12:03

- Si tu sors de cette voiture, je te donne aux vautours de la rue.

Marina hausse les sourcils mais ne dit rien. Elle n’en pense pas moins. Il va sortir ? Non ! Elle ne veut pas ! Elle ne veut pas qu’il la laisse seule dans la limousine. Elle ne veut pas qu’il sorte ! Et s’il se faisait tirer dessus ? Et s’il mourait ? Qu’adviendrait-il d’elle ? Non ! Il ne pouvait pas sortir. Mais évidemment, tout cela, elle ne le dit pas. Car elle n’était pas la femme de Kinsky, ni sa fiancée, ni même sa petite amie. Elle était sa prostituée attitrée, son jouet, sa chose. Elle n’avait rien à lui dire. Elle n’avait qu’à obéir. Alors, elle le regarda sortir, après avoir sorti un impressionnant jouet de la cache sous le siège qu’ils occupaient juste avant l’accident. Une fois la porte refermée derrière lui, Marina s’assit sur le sol pour éviter le plus possible d’être à hauteur des fenêtres. Bien que censées parer les balles, Marina préférait éviter de se trouver derrière si un adversaire parvenait à en briser une. Recroquevillée sur elle-même, les jambes repliées contre son torse, elle attendit patiemment, en tendant l’oreille juste le minimum. Les bruits de tirs étaient légèrement affaiblis par la voiture. Suffisamment pour qu’elle n’ait pas mal aux oreilles. Tout allait-il bien ? Kinsky allait-il bien ? Elle l’espérait de tout son cœur. Pas parce qu’elle était amoureuse de lui, elle ne pouvait pas avoir ce genre de sentiments. Pas dans ce métier. Et pas avec Kinsky. C’était trop dangereux pour elle. Soudain la porte s’ouvrit et elle sursauta, lâchant même un petit cri de surprise, craignant de se retrouver face à un ennemi. Mais il s’agissait de Kinsky. Kinsky qui ne semblait pas rassuré. Au contraire.

- Sors de là tout de suite!

Quoi ? Mais qu’est-ce… ? Elle n’eut pas le temps de formuler mentalement une question qu’il attrapa son poignet et la tira à l’extérieur de la limousine. Elle manqua de tomber su sol mais parvint à le suivre, tout en se baissant un minimum. Au cas où. Finalement, ils arrivèrent à un bâtiment et une première explosion retentit. Par réflexe, Marina tourna la tête. Juste à temps pour voir la limousine exploser à son tour. La limousine. Dans laquelle elle était. Quelques secondes plus tôt. Merde. En état de choc, elle suivit Kinsky à l’intérieur, comme un zombie, ou un robot. Toujours sous le choc, elle s’adossa à un mur, essoufflée. Et quand Kinsky lui tendit deux chargeurs, elle les regarda quelques instants, sans comprendre. Finalement, comme il insista, elle les prit, d’une main tremblante, sans bien voir ce qu’il voulait qu’elle en fasse. Elle n’avait pas d’arme. On ne donne pas une arme à une prostituée, même si son job lui convient parfaitement, comme c’est le cas pour elle, avec Kinsky. Une nouvelle voiture arrivant, un garde conseilla à Kinsky de monter et ce dernier reprit le poignet de Marina. Elle le suivit du mieux qu’elle pouvait mais ce fut lui qui trébucha. L’aidant à se relever, elle le suivit jusqu’à une pièce du premier étage. Une fois à l’intérieur, elle ferma la porte, sans la fermer à clé, derrière eux, alors que Kinsky partait vers la fenêtre. Se reculant, elle alla se mettre dans un coin de la pièce, évitant les endroits accessibles par les balles adverses. Adossée au mur, elle attendit, se retenant de se masquer les oreilles pour diminuer le bruit des impacts et des détonations. De nouveaux coups de feu tirés vers la fenêtre obligèrent Kinsky à se cacher derrière le mur, en attendant que les tirs ne cessent, lui permettant de répondre.

C’est alors qu’elle remarqua le rouge sur sa chemise. Marina blêmit. Non ! Sans s’en rendre compte, elle avait poussé un cri, heureusement camouflé par les bruits environnants, mais audible par Kinsky. Non. Il ne pouvait pas. Elle devait faire quelque chose. D’instinct, elle s’avança pour l’aider. Ce n’était peut-être pas le moment, mais elle devait vérifier que ce n’était rien de grave. Il ne pouvait pas … Ca ne pouvait pas être grave. Pas lui. Pas maintenant.
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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Mer 1 Jan - 2:21

Ah me prendre en traitre comme ça. J'aime pas ça, j'aime pas ça. Je vais leur faire bouffer leur cocktail molotov, tu vas voir. Je sens mes nerfs qui... Aaaah, je vais tous les tuer. Je suis dans une rage folle. Contre tout le monde. Mes gardes qui ne savent pas faire leur boulot, Marina qui est restée dans la voiture, les imbéciles qui nous tirent dessus... Et en plus, il a fallu que ça soit MOI qui aille chercher mon jouet. Remarquez, je n'aurai laissé personne d'autre le faire. Mais c'est un détail. Ceux qui veulent ma peau sont coriaces et ils résistent bien. Ils sont entrainés aussi, surement faisant parti des Renégats. Ah, si je pouvais chopper le chef de cette petite bande de ploucs, je vais te le... Aaaah, encore mes nerfs. Pour passer ma colère, je tire comme un dératé sur ceux qui nous canardent tout autant. C'est à ce moment-là qu'un garde nous dit d'aller en haut. Ce que je fais immédiatement. Je trébuche, je ne sais pas trop pourquoi et on finit tout de même à arriver au premier.

Je plombe une vitre et continue de tirer comme pas possible. Mais bientôt j'arrive à court de munition et me tourne, dos au mur pour chercher Marina des yeux. Où c'est qu'elle est passée celle-là? Jamais là où il le faut. P*tain mes munitions bordel, j'ai pas 36 mains pour porter tout ça, pourquoi croit-elle que je les lui ai données? Je la retrouve recroquevillée à l'autre bout de la pièce. Je vais pour l'enguirlander sévère, mais voilà qu'elle hurle. Je fronce les sourcils. Elle a vécu bien pire, pourquoi est-ce qu'elle a peur comme ça. Et au milieu des tirs, des vitres qui éclatent, des armes qui font feu, elle s'approche, comme un automate. Mais elle est malade cette fille? Elle n'a aucune idée du danger. Dès qu'elle arrive près de moi, je vais pour lui flanquer une gifle maison, mais je la vois qui cherche à atteindre ma chemise.

- DIANA! C'est pas le mom... Oh...

Je flanche et perds vaguement l'équilibre. Juste une seconde avant de me rattraper contre le mur. Le monde peut s'écrouler, j'ai d'autres préoccupations. J'ai baissé les yeux sur ma chemise que Marina a ouverte et j'ai vu la plaie, le sang qui coule. Je n'avais pas encore réalisé, mais maintenant, je sens toute l'intensité de la douleur. J'ai beau être russe, avoir grandi dans un milieu difficile, avoir été formé à outrepasser la douleur, mais quand celle-ci est bien réelle, ça fait un mal de chien. Mes genoux ne résistent pas longtemps et je me laisse glisser contre le mur. J'ai dû mal à respirer, j'ai chaud et j'ai froid en même temps. J'ai l'impression que je me vide à une vitesse phénoménale. Mes doigts ne me répondent plus et je laisse tomber mon arme. Ma vue se brouille un peu, même si j'arrive à voir Marina qui presse quelque chose contre la plaie. Je crois qu'elle dit quelque chose ou bien c'est un garde, je ne sais pas.

Pendant cinq minutes, je perds toute notion de distance, de temps, d'espace. Je me revois gamin, la fois où j'ai posé les yeux sur Marina, celle où j'ai croisé Eliena, mon arrivée en Norvège et même ce traitre d'Oyabun... Et puis, lentement, ça revient. L'adrénaline parcourt mes veines et je me sens plus fort. Je vois mieux, j'entends mieux, je sors de ma bulle. Diana est toujours là, à s'occuper de ma plaie, je lui fais repousser ses mains pour voir la blessure. Ah, c'est pas beau. Et ça pique! J'appuie de ma main droite sur la plaie alors que de l'autre, je récupère mon arme. C'est pas fini. Il faut encore réussir à s'en sortir vivant.

- Aide-moi.

J'appuie sur le petit bouton pour expulser la chambre à munition de l'arme. Qu'elle enfonce une autre recharge dedans, je n'ai pas beaucoup de force pour soulever l'arme. Finalement, j'arrive à me relever, m'appuyant contre le mur. Je souffle quelques secondes. Bon sang, j'ai l'impression d'avoir couru un marathon en moins de 30s. Il faut tous les tuer. Ma haine revient au grand galop et la douleur semble diminuer.

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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Mer 1 Jan - 21:11

Il n’avait pas remarqué. Il n’avait pas senti. Ce n’était que lorsqu’elle avait commencé à soulever sa chemise qu’il s’était rendu compte du sang qui s’y trouvait. Paniquée, vraiment paniquée, elle sortit les pans de sa chemise de son pantalon et l’ouvrit de force, sans prendre le temps de défaire les boutons un à un, en faisant sauter deux ou trois, sur le coup. Ce n’était pas qu’une égratignure. Non. Les yeux de Marina s’embuèrent. Non. Pas lui. Pas… Qu’elle l’aime. Une prostituée ne peut pas aimer. Mais… Le sang. La plaie. Kinsky. D’instinct, elle sut qu’il fallait qu’elle fasse quelque chose. Elle déchira rapidement un morceau de sa robe, la raccourcissant encore, et posa la boule de tissu sur la plaie, pour essayer de calmer l’hémorragie. Autour d’elle, le silence. Enfin, c’est du moins tout ce qu’elle entendait. Il y avait pourtant des coups de feu, des cris, des détonations, elle ne distinguait plus rien. C’était comme s’ils avaient été dans une bulle. Une bulle insonorisée. Empêchant les bruits de l’extérieur de l’atteindre. Mais sa propre voix, elle ne l’entendait pas. Car elle parla, sans même s’en rendre compte. « Ca va aller. » Trois mots, stressés, murmurés. Mais qu’elle avait sans doute voulus rassurant, dans le fond. Par contre, qui elle essayait de rassurer, ça aucune idée. Kinsky ? Ou elle-même ? Pendant un temps qui lui semblait durer une seconde et en même temps une éternité, elle fixa la plaie, sans cesser d’appuyer pour empêcher le sang de le quitter. Tous les deux immobiles, dans une pièce vide, pendant une fusillade, tout à fait logique. Finalement, c’est Kinsky qui la fait reprendre ses esprits. Après qu’il ait repoussé ses mains, elle cligna des paupières quelques fois, réalisant l’endroit dans lequel ils se trouvaient. L’immeuble. La fusillade. Ses oreilles se remirent à traiter les sons qui les entouraient. Brusque et dur retour à la réalité.

- Aide-moi.

L’aider? Mais à quoi faire? Elle n’était pas infirmière et… Le clic de l’arme attire son attention. Les chargeurs. Oh ! Paniquée, elle tâtonna autour d’elle et attrapa un des deux chargeurs qu’il lui avait tendus un peu plus tôt. Avec des mains tremblantes, elle rechargea l’arme puis l’aida à se relever. Il aurait dû rester assis, pour économiser ses forces. Mais il voulait se lever. Et elle n’était pas stupide au point de contredire ses ordres ou ses décisions. Elle n’était pas arrivée à sa place en contestant son opinion sans arrêt. Au contraire. Elle lui obéissait, toujours. Et ça devait être une des choses qu’il appréciait certainement chez elle. Alors elle n’allait pas changer cela. Même maintenant.

Elle le tenait toujours par l’épaule de son bras libre quand un des gardes de Kinsky arriva en trombe dans la pièce avant de refermer la porte derrière lui. Merde. Les ennemis le suivaient. Non ! Elle n’avait pas d’arme et… La porte vola et elle poussa un léger cri, sursautant légèrement, sans pour autant lâcher Kinsky. Des coups de feu retentirent, beaucoup. Mais si le garde se prit une balle dans la cuisse, ce fut le camp adverse qui souffrit le plus, puisque les renforts avaient choisi ce moment pour arriver et les sauver de justesse. Enfin, ce n’était pas encore revenu au calme dans la rue mais pour l’instant, dans l’immeuble, plus d’ennemi.
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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Sam 4 Jan - 11:09

Voilà pourquoi il ne faut jamais entrainer les femmes à la guerre. Ca panique, ça crie, ça ne sert à rien. J'ai horreur de faire des affaires avec des femmes, voilà pourquoi dans mon entourage, il n'y a pas de femme. Il n'y a que Sniejana, mais elle, c'est différent, c'est ma petite sœur et mon talon d'Achilles. Et puis il y a Diana, mais là aussi, Diana est différente, elle est à moi et je ne fais pas d'affaire avec elle. Finalement, elle arrive à faire entrer une chambre à munitions là où ça devait entrer. Je tape d'un coup sec par terre, pour être certain qu'elle soit bien mise et je me relève. Je suis un homme et un homme, ça meurt debout, je ne veux pas qu'on dise plus tard qu'il était dans un coin miteux d'un bâtiment poussiéreux, avec une pleureuse et sans munition. Non, un homme ça meurt debout et l'arme à la main. Je vais pour la repousser, car oui, si je dois mourir alors que ça soit ce soir et donc, je veux être seul affrontant mon destin, pas avec Diana dans mes pattes. Mais voilà qu'un des rares gardes encore au rez-de-chaussée, arrive en claquant la porte derrière lui. La pleureuse à mes côtés lâche un cri et bizarrement, ma seule réaction sur le moment c'est de la regarder avec cet air de mécontentement. Comme si sa réaction m'importait plus que le drame que nous allions vivre. J'en ai même oublié ma douleur entre les côtes et le morceau de tissu que je tiens fermement. L'adrénaline me fait tenir debout et je plombe la porte la réduisant à l'état de gruyère. Quand le court silence revient, j'entends des bruits de voiture. Amis ou ennemis? Ca parle russe. Amis donc. Je demande à mes acolytes de ne pas tirer, car les renforts arrivent. Ils se mettent immédiatement à tirer sur les ennemis. Dans le bâtiment, ça redevient calme. Et l'adrénaline diminue. Par contre la douleur augmente et malgré l'aide de Diana, j'ai besoin de m'assoir. J'ai des guimauves à la place des jambes et je n'ai plus de souffle. Un des gardes téléphone rapidement à un docteur que l'on paie en dessous de table. C'est ça le problème avec la renommée, c'est que je ne peux pas aller à l’hôpital. Trop facile pour l'attaquer, j'y serai sans défense et puis, ça fait toujours mauvais genre. Un autre garde me plante une pipette de morphine dans la jambe et immédiatement je ne sens plus rien. J'ai l'impression de voir des éléphants roses jouer du saxophone. Je divague. Ma main lâche le tissu, oui parce que jamais je ne lâcherais mon arme, même si je devenais fou et caresse les traits du visage de ma magnifique Diana.

- Tu es restée à mes côtés... Tu es un ange...

Le garde glisse discrètement à l'oreille de Diana, sans que je puisse l'entendre, qu'il ne fallait pas faire attention à mes paroles que la morphine donnait un effet euphorique. Les renforts arrivent en effet, ils grimpent jusqu'à l'étage et décident de me conduire immédiatement au docteur en question. Ils repoussent assez violemment la pauvre Marina et m'emmène de force. De toutes manières, je suis trop dans les vapes, dans un autre monde pour leur dire quoi que ce soit. Pourtant, une fois en sécurité dans leur voiture, mon arme, que je n'ai toujours pas lâché, je la pointe en direction de la tête du chauffeur.

- On ne part pas sans Marina.

Il n'en faut pas plus pour qu'un de mes hommes aille chercher la fille en question. Ca tombe bien, juste au moment où je n'ai plus de force dans les bras. A peine les portières fermées, je tombe réellement dans les pommes.

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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Jeu 6 Fév - 9:02

Bordel. Si la soirée avait bien commencé, elle avait vraiment mal terminé. Déjà, un inconnu était venu l’aborder. Elle. La cavalière de Kinsky. Le Kinsky. Qui évidemment, n’avait pas apprécié qu’on s’intéresse à son jouet, et plus encore, que son jouet ne le repousse pas. Ce qu’elle avait fait, cela dit, mais qu’il n’avait pas vu. La belle affaire. Mais pire encore, voilà qu’ils se faisaient attaquer, alors que tout allait mieux entre Kinsky et elle. Beaucoup mieux, même. Elle avait réussi à le détendre et ils allaient… Rahhh. Elle revint sur terre quand elle sentit que son boss voulait se relever. Sérieusement ? Dans son état ? Elle fronça les sourcils mais son air décidé eut raison de ses doutes. Essuyant rapidement ses larmes, voulant lui plaire et ne pas le mécontenter, elle se leva et l’aida à se remettre debout. A force, elle avait commencé à connaitre cet homme. Puissant, il était aussi très fier. Alors rester assis, même s’il avait été blessé, ce n’était pas pour lui. Et alors qu’elle se disait vouloir lui faire honneur, voilà que la porte s’ouvrait, la faisant sursauter et… Crier. Ce qui lui valut évidemment un regard noir de la part du boss… Mais merde, c’était compréhensible qu’elle ait peur, non ? Des coups de feu retentissaient dans la rue, dans le bâtiment, et elle était là, sans armes, … Comme Kinsky et le garde commençaient à tirer, Marina se recula de quelques pas, longeant toujours le mur, se retenant de mettre ses mains sur ses oreilles, pour les protéger du bruit étourdissant des armes. Dans l’intermède entre les coups, du russe lui provint de la rue. Des renforts ! Enfin ! Un petit rayon d’espoir se créa un passage dans la peur qu’elle ressentait. De nouveaux tirs fusèrent et elle s’accroupit pour essayer de se protéger le plus possible. Et finalement, le calme. Timidement, elle releva la tête et vit Kinsky se laisser glisser au sol. Ni une, ni deux, elle retourna vers lui. Et tandis qu’un garde appelait un médecin, un autre vint avec une seringue pour Kinsky. Seringue qu’elle regarda d’un mauvais œil. Mais il expliqua de quoi il s’agissait et elle se laissa aller au soulagement, même si une pointe d’inquiétude l’habitait toujours. Faites que Kinsky s’en sorte. Faites que Kinsky s’en sorte. Non seulement c’était son boss, celui à qui elle devait sa place avantagée, mais en plus, bah, elle s’était un peu attachée à lui. Enfin, ce n’était pas de l’amour, ou quoi que ce soit de ce style mais… Son travail la dérangeait bien moins maintenant qu’elle lui était réservée. Elle ne voulait pas changer de mains. Elle ne voulait pas retourner dans la rue. Elle voulait rester sa préférée, sa favorite. Elle surveillait son visage, ses traits, qui se relaxaient. L’effet de la morphine, sans aucun doute. Mais voilà qu’il posait une main sur sa joue. Quelle main ? Elle baissa les yeux et étouffa un cri. Il avait laché le bout de tissu avec lequel il comprimait la plaie ! Instinctivement, elle posa la main sur la plaie et appuya fermement. Se moquant bien du sang qu’elle allait avoir sur sa main ensuite. Puis de toute manière, elle en avait plein la joue, maintenant, grâce à Kinsky.

- Tu es restée à mes côtés... Tu es un ange...

De surprise, elle fronça légèrement les sourcils. Mais encore une fois, le garde s’expliqua, et la ramena à la dure réalité en même temps. Evidemment qu’il divaguait. Comme s’il allait dire ça à une prostituée… Elle soupira et se força à sourire. Et des bruits de pas se firent entendre. Avant que des gardes, russes, déboulent dans la pièce. Sans délicatesse, elle se retrouva repoussée plus loin, afin que deux gardes lèvent le patron, et le tirent vers l’extérieur. Les jambes tremblantes, elle se remit debout mais personne ne l’avait attendue. La peine, l’orgueil, ey l’inquiétude la gagnèrent à peu près en même temps. Ne savaient-ils donc pas qui elle était ? Bon, ok, elle était moins importante que lui. Bien moins importante. Il n’aurait qu’à se trouver une nouvelle … cavalière, s’il lui arrivait quelque chose mais… Merde. Elle restait sa préférée pour l’instant. Et, comme si elle avait été télépathe, un garde revint la chercher, visiblement en colère. Il lui attrapa le bras et l’attira dehors, se moquant bien de la douleur qu’il provoquait dans le bras fin de la prostituée, ou encore du fait qu’elle arrive à le suivre sans problème. Ce qui n’était pas vraiment le cas, vu les talons qu’elle portait. Et finalement, elle se retrouva poussée de force à l’arrière d’une jeep. Où était Kinsky ? Pas dans cette voiture en tout cas. Anxieuse, elle regarda par la fenêtre. Il y avait deux autres voitures russes. Ces deux voitures se dirigèrent vers le Nord. Et elle, on la raccompagna chez Kinsky. Sans lui. On ne la lâcha qu’une fois à l’intérieur. Désemparée, ne sachant pas quoi faire, elle resta quelques instants dans le hall d’entrée, puis elle aperçut son reflet dans un miroir. Les cheveux défaits, du sang sur le visage, la robe déchirée, elle n’avait pas fière allure. Sa gorge se noua. Et en silence, elle monta à sa chambre. Elle se laissa glisser au sol, dos contre la porte qu’elle venait de refermer derrière elle, et des larmes se mirent à couler le long de ses joues, traçant des sillons dans le rouge sang. Elle resta là quelques minutes, puis décida qu’il ne servait à rien d’attendre comme ça, prostrée. La force mentale. Voilà ce qui lui avait permis de survivre jusqu’à maintenant. Elle se leva et se dirigea comme un automate vers la salle de bain, dans laquelle elle prit une longue douche, le sang glissant à ses pieds, puis disparaissant dans les tuyaux. Une heure plus tard, elle était en nuisette de soie et peignoir assorti, les cheveux séchés, à attendre des nouvelles.
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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Mer 12 Fév - 22:42

J'entends le garde dire que Marina est arrivée dans une autre voiture, ça me suffit pour me laisser aller. De toutes manières, je ne crois pas que mon corps aurait résisté plus longtemps. C'est étrange comment le corps peut réagir. Il suffit d'un peu d'adrénaline pour le voir parfaitement bouger et à partir du moment où il n'y a plus rien à craindre, il se met hors circuit. Remarquez, c'est grace à cela qu'il survit. La seule véritable défense pour le corps, pour ne pas perdre la précieuse vie, c'est de se laisser aller dans l'inconscience. Le corps humain demande alors beaucoup moins d'énergie pour fonctionner et l'esprit peut se reposer.

Je me réveille avec l'odeur forte d'un alcool très désagréable. Formol. Je secoue ma tête, je suis allongé sur le côté, le torse nu, un bandage autour du ventre. Je sens que chaque mouvement m'est douloureux et je ne parle pas de la respiration. Le docteur m'informe qu'il a retiré la balle, que si je l'avais prise quelques millimètres plus haut, j'aurais eu une côte de complètement cassée et irréparable. Mais voilà, j'ai eu un coup de bol et la balle s'est logée entre deux côtes, ce qui fait qu'elles n'ont été que frôlées et froissées. Rien de très bien méchant, j'ai connu pire. Je me redresse, réprime une moue de douleur. Je vois le docteur se reculer. Il n'a pas l'habitude de devoir sauver le chef de la Mafia Russe avec tout plein de gorilles prêts à lui sauter dessus à la moindre bêtise. Il doit quand même avoir les nerfs solides.

Il me dit que je dois me tenir tranquille pendant deux semaines, le temps que la plaie ne se résorbe naturellement. Deux semaines? Il est fou ou quoi? Je hoche la tête pourtant, mais je ne l'écoute pas entièrement. Un de mes gardes du corps m'apporte une chemise et une veste et on sort. Le docteur sera bien récompensé en tout cas. En grimpant dans la voiture, je regarde l'heure. C'est déjà le petit matin et je vois l'horizon se blanchir à l'est. Je fronce les sourcils. Et Marina? Elle est où? Le chauffeur m'indique qu'ils ont raccompagnés Diana immédiatement à la maison. Bizarrement, je me sens soulagé, mais je ne montre rien. Ma main se porte sur le bandage. Chaque fois que je respire, je sens la douleur contracter mes muscles. Si je choppe les petits cons qui on commis cet attentat, je vais les pulvériser...

Une fois rentré, je me dirige vers mes appartements. J'aime cette demeure, c'est immense, ça rutile d’opulence et c'est véritablement une maison digne d'un roi. Après tout, c'est bien à celui-là que j'ai volé la demeure... Je retrouve Marina en train de m'attendre, comme elle le doit, comme elle a été... éduquée pour cela. La vision me fait sourire et d'un geste de la main je l'attire à moi. Les côtes me vrillent et hurlent leur douleur, mais je suis endurant. Je pousse Diana jusqu'au lit. Dormir ou terminer ce qu'on avait commencé? Je sais que le docteur m'a dit d'y aller doucement, mais me passer de Diana? Non, mais ça va pas? Et puis dans sa nuisette, elle ressemble à un cadeau qui ne demande qu'à être déballé...

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MessageSujet: Re: Vernissage [Marina]   Jeu 20 Fév - 14:16

Comment allait-il ? Était-il toujours en vie ? Avait-il succombé à sa blessure ? Elle avait même failli se mettre à se ronger les ongles. Sauf que ce n’était pas très glamour comme comportement… Donc elle s’était reprise, au dernier moment, alors que son pouce approchait dangereusement ses lèvres. Remarquez, si Kinsky était mort, on se moquerait bien de l’état de ses ongles. Elle retournerait à la rue, faire le trottoir. Et ses ongles ne seraient pas vraiment la partie la plus importante de son anatomie. Ne tenant plus en place dans sa chambre, puisqu’elle ne partageait pas toujours celle du boss, elle se mit à arpenter les couloirs, espérant entendre des nouvelles. Mais rien. Au bout de près d’une heure, elle se dirigea vers la chambre principale. La suite royale. Enorme lit, dorures, meubles de bois précieux. Elle secoua la tête. Avec un seul de ces meubles, sa famille aurait pu vivre et se nourrir pour cent ans. Sa famille… Elle n’avait plus de nouvelles d’eux depuis bien longtemps. Oh, ils devaient toujours être en vie. A travailler la terre, à élever du bétail, comme avant. Elle n’avait pas voulu de cette vie. C’était pour cela qu’elle avait été à Moscou. Pour trouver autre chose comme travail. Bon, elle n’avait pas vraiment prévu de devenir prostituée, ce n’est pas vraiment un métier que l’on rêve exercer. C’est plutôt un métier que l’on exerce quand on n’avait pas d’autre choix. Quoique, avec Kinsky, elle devait avouer qu’elle n’avait pas à se plaindre. Même si ce n’était pas facile tous les jours… Elle caressa, du bout des doigts, quelques meubles, ci et là, les draps du lit, puis elle s’installa dans le fauteuil qui trônait non loin du lit et laissa sa tête aller en arrière, se poser contre le dossier rembourré. Faites qu’il aille bien. Elle ferma les paupières et soupira. Puis, sans s’en rendre compte, elle s’endormit.

C’est un bruit qui la réveilla. Elle ouvrit les paupières d’un coup et se redressa pour tendre l’oreille. Des pas. Elle entendait des pas. Son cœur se gonfla d’espoir. Et la poignée de la porte tourna, celle-ci s’ouvrit lentement et… Kinsky. Marina poussa un long soupir de soulagement. Il était vivant ! Elle le détailla de la tête aux pieds, puis plongea son regard dans le sien. Heureusement qu’elle s’était pomponnée. Pas de maquillage, mais elle n’en avait pas besoin. Cheveux lachés, tenue de satin… De le voir s’avancer lentement vers elle, elle sentait déjà son corps se réchauffer. Comme il lui tendait sa main, elle y déposa la sienne et l’instant d’après, elle était debout, contre lui. Ils ne restèrent pas immobiles bien longtemps car déjà il la poussait vers le lit… Elle obéit, reculant doucement, un sourire coquin aux lèvres. Quand ses jambes heurtèrent le meuble, elle s’immobilisa et posa ses mains sur les épaules de Kinsky, avant de les faire descendre vers son ventre, et de défaire le nœud qui retenait son peignoir, couche désormais inutile et superflue. Lentement, elle le fit glisser le long de ses épaules puis de ses bras et le fin tissu atterrit au sol, sans faire le moindre bruit. A moins qu’elle n’entende rien à cause de Kinsky et de son regard envoutant. C’était possible. Elle n’avait pas vu la douleur dans ses yeux, ou dans ses traits. Mais ça ne les empêcherait pas de continuer ce qu’ils avaient commencé à plusieurs reprises ce soir. Et elle savait de quoi elle parlait…

S’asseyant sur le lit, elle recula, appuyée sur ses mains, placée légèrement derrière elle, puis, une de ses mains vint faire remonter délicatement sa nuisette vers le haut de sa cuisse. Quand ses doigts atteignirent sa hanche, elle plia la jambe, invitant silencieusement Kinsky à la rejoindre.
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Vernissage [Marina]

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