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 Je parie que tu vas perdre [Nathanael]

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MessageSujet: Je parie que tu vas perdre [Nathanael]   Mer 18 Déc - 9:20

La tête en appui sur le dossier du fauteuil, je fume tranquillement un cigare cubain. Oui, on peut en trouver encore, si on sait monayer la chose. Il n'y a que ceux qui peuvent se le permettre qui réussissent à en trouver. Ils valent une fortune maintenant. Mais mes affaires sont prospères. Ne suis-je pas le seul portefeuille de toute l'Europe capable de maintenir tout un pays à flot? Je finis par me lever et me diriger vers la baie vitrée, au sommet de la KSK Shipping. Le batiment est à la splendeur de la Très Sainte Mère la Russie et surtout elle reflète mon pouvoir sur la ville. Un demi-sourire étire mes lèvres, sur le coin de droite. Je tire lentement sur le cigare et je laisse la fumée s'envoler le plus lentement du monde. A ce moment-là, j'entends le "ping" de l'ascenseur et dérangé, je me tourne vers l'importun qui vient perturber le calme de mon sanctuaire. Il s'agit d'un garde, un de mes gorilles qui me tend un papier. Je lis les gribouillis et souris encore plus.

- Fais préparer la voiture.

Je retourne à mon bureau. J'interpelle mon bras droit et passe mes ordres. Qu'on protège Sniejana qui était en train de faire du shopping avec Marina et qu'on les surveille toutes les deux. Je délaisse le bureau et quitte le bâtiment. A l'entrée, une limousine m'attend et je lui donne l'adresse du Bar-A-Cuba. Je vois mes gardes du corps qui froncent les sourcils. Ils n'aiment pas ce bar, car c'est un no-gun's land et ils ne peuvent pas me protéger, ils n'ont pas confiance en la sécurité que le propriétaire a installé. Ils aimeraient bien que je force mon autorité sur le bar. Mais même si je suis un despote, quand j'ai des affaires avec une autre mafia, c'est toujours intéressant d'avoir un terrain neutre. Alors pour les négociations, pour la diplomatie, je laisse ce Bar tel qu'il est. La limousine ne met pas longtemps à traverser le vieux centre d'Oslo. On vient m'ouvrir la portière et sans un regard pour qui que ce soit, je sors du véhicule pour m'engouffrer dans le bar. Je ne porte pas d'arme sur moi, aussi, je passe le détecteur de métaux sans problème. Je sais qu'un ou deux de mes hommes de mains se positionneront dans des endroits stratégiques. Ceux qui garderont leur arme resteront dehors. Je me dirige vers une partie plus calme de la scène et des pépés qui dansent pour attirer les pourboires.

Je passe une porte dérobée. Je connais les magouilles du propriétaire pas forcément très clean. Remarquez, je crois que tout le monde connait plus ou moins ce qu'il trafique derrière cette porte, mais personne ne le dit. Ce soir, un ring a été monté en plein milieu d'une salle à la lumière feutrée. On ne voit pas les clients, mais j'ai déjà ma place réservée. Cela fait longtemps que j'ai prévu ce soir ici. Je dois rencontrer un futur partenaire européen. Je n'aime pas venir faire du marchandage ici, mais quelques fois, je n'ai pas le choix. Une hôtesse avec pas grand chose sur le derrière vient m'apporter ma précieuse bouteille de vodka. Le partenaire ne tarde pas à arriver et s'installe dans l'alcove où je me trouve. Une conversation s'engage et je lui sers un verre d'alcool translucide.

- Alors, c'est comme ça que vous faites des affaires en Norvège?

Je le regarde. Je souris, mais ne dis rien, pas tout de suite. S'il commence déjà à parler d'affaire, je vais le plumer trop facilement. C'est du tout cuit. Je finis par hocher la tête, entrant dans le jeu. Même si la conversation se fait en anglais, je garde un fort accent russe.

- Oui. On négocie un contrat et on prend du bon temps.

J'indique la bouteille et le ring. Il y a déjà deux adversaires qui grimpent sur l'estrade. Je ramasse une feuille qui indique le nom des concurrents et surtout leurs côtes. Oh, parier, parier, c'est mauvais ça, c'est très mauvais, mais je ne peux pas me résoudre et tends la feuille à mon futur partenaire commercial.

- Sur qui allez-vous parier?
- Hmm... Lui, Stumpingfeet, il est donné à deux contre un contrairement à son adversaire.


Je souris, sort un gros billet de ma veste et le donne au clerc.

- 2000 couronnes sur "le Casaque".

Il me regarde avec des grands yeux surpris. 2000 couronnes, c'est énorme, surtout en cette période difficile. Si je parie sur ce premier combat, c'est que je sais parfaitement que le Casaque va exterminer Stumpingfeet. Tout simplement parce que le Casaque est russe et que le Casaque est une machine à tuer. C'est juste qu'il n'est pas connu dans ce milieu de parieur. Pour les autres matchs je verrais...

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MessageSujet: Re: Je parie que tu vas perdre [Nathanael]   Jeu 19 Déc - 20:49

Je me lève du banc sur lequel j’étais assis quand le chef de salle vient me chercher. Quelques secondes plus tôt j’avais entendu les coups de gong sonner la fin du match précédent, et les cris de la foule, signe que ça allait bientôt être à moi de rentrer en piste. Comme avant chaque match, je prends quelques secondes pour vérifier que les lacets de mes chaussures de boxe montantes sont bien serrés, que les bandes qui protègent mes poignets sont bien en place et ne me laisseront pas avec les jointures en sang, et je glisse enfin mon protège-dents dans ma bouche.

Je reste sur le seuil, jusqu’à ce que le présentateur attrape son micro et m’annonce. Une blonde vulgaire à peine habillée m’ouvre la marche jusqu’au ring, se dandinant dans un micro-short doré. Je me glisse entre les cordes et lève les poings vers la foule en guise de salut, avant que la blonde n’ôte mon peignoir. Mon adversaire me rejoint et on se touche les poings serrés avant de se reculer de quelques pas. Coup de gong, c’est parti.

Je suis tombé dans cet étrange univers quelques années après mon arrivée ici. Je devais avoir vingt, ou vingt et un ans. Je bossais dans un bar, à la plonge, et un soir, après la fermeture, un mec a essayé de me tirer mon fric dans la ruelle à l’arrière au moment où je rentrais chez moi. Je suis pas d’un naturel violent, mais la question de l’argent était juste le point sensible à ne jamais frôler. Une vague de rage froide est monté en moi à l’idée qu’un pauvre type comme lui puisse me prendre ce que j’avais eu tellement de mal à gagner. Alors j’ai frappé. Encore et encore. J’ai réduit ce type à l’état de serpillère, quand je suis en quelque sorte « revenu à moi ». Et quand j’ai relevé la tête, un type était pas loin, et m’observait. Il m’a dit que je me battais bien, et qu’un endroit un peu spécial cherchait des combattants pour des matchs qui rapportaient gros. Je l’ai envoyé bouler, mais il m’a quand même laissé sa carte en me disant d’y réfléchir. En rentrant chez moi, j’ai réalisé ce que j’avais fait à ce pauvre type, ou plutôt, au sang que j’avais sur les mains, que j’avais failli le tuer. Je me suis détesté pour ça. Mais quelques jours plus tard, en voyant mon frigo encore vide et mes factures s’accumuler, je l’ai rappelé. Et voilà.

Je connais le mec en face de moi, c’est un coriace. Pendant de longues secondes chacun jauge l’autre, tente de trouver une faille, et je m’approche de lui le premier. Crochet, esquive. Uppercut. Pour l’instant, on essaie surtout de se déstabiliser, mais il va falloir passer aux choses sérieuses. Le public aime l’action, et ici, quand le public aime quelque chose, il le paie bien. Je tente une percée, et arrive à asséner quelques coups bien placés avant de devoir me replier. Encore une parade ou deux, et les choses sérieuses commencent. Je frappe. Je frappe encore et encore. Je n’ai plus un adversaire en face de moi, mais la pauvreté elle-même, celle qui me nargue depuis des années. Je frappe. Je frappe encore. Cette fois je vois mes crétins de parents, et toute la rage que j’ai contre eux explose. Je frappe. Je frappe encore et encore. Chaque coup porté est un pas de plus vers une nouvelle vie. Une vie tranquille est respectable, où je pourrais vraiment faire quelque chose d’utile, et pas amuser cette bande de mecs pétés de thunes qui veulent se donner les frissons de l’interdit en jouant avec leur agent de poche.

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MessageSujet: Re: Je parie que tu vas perdre [Nathanael]   Mer 1 Jan - 1:31

Et en effet, le Casaque éclate son adversaire dans un coin du ring. J'apprécie le Casaque car il ne perd jamais, il sait comment se battre et il expédie tout ça manu militari, mais quand on se bat pour un public, il faut savoir aussi faire apprécier le combat. Et ça, le Casaque ne le sait pas. Il ne faut pas plus de 3 minutes pour que son pauvre adversaire finisse en sang et complètement K.O. par terre. Du coin de l’œil, je vois le coach du Casaque qui félicite son poulain dans un russe bien prononcé. Je me tourne vers l'homme avec qui je dois faire des affaires et affiche un petit sourire en coin. C'est tellement évident. Je vais le plumer. Mais pour le moment, il n'a rien perdu, mais il a vite compris à qui il avait affaire. J'aime plumer les gens, c'est vrai, mais j'aime aussi avoir en face de moi un adversaire à ma taille et je crois que juste avant notre rencontre, ce petit monsieur n'avait pas encore compris à quel point je pouvais être un requin. Maintenant il le sait et fera attention à ses affaires. Bien. Tout cela n'était que l'amuse-bouche du moment. Passons aux choses sérieuses.

Je lève mon verre et trinque avec lui alors qu'on entend une nouvelle cloche. Une blonde décolorée ayant pour tout vêtement un gant de toilette annonce le premier adversaire. Je ne le connais pas, pas directement, il me semble avoir déjà entendu son nom, mais je n'y ai surement pas fait attention. Le deuxième je le connais mieux. Il a gagné plusieurs combats quand je suis venu la dernière fois, mais il en a perdu aussi. Ils sont tous les deux de morphologie bien différentes et je me demande bien qui va gagner. D'un côté, il y a un jeune homme sorti tout droit de sa chambre d'étudiant et de l'autre, son adversaire ressemble à une machine à tuer. Mais pourtant mon regard s'attarde sur le gringalet. Je regarde le programme. Iron Fists. Oui, son nom me dit bien quelque chose... Et puis, il ne serait pas là s'il n'était pas bon. Pourtant, au moment où je lève le bras pour parier, je choisis son adversaire. Mon instinct me dit de me tourner vers la grosse brute parce que je le connais mieux et que je n'aime pas les petits nouveaux. On verra ce qu'il adviendra.

Et cela ne tarde pas. Un fin sourire s'étire sur mes lèvres. J'aime ces combats, car il n'y a pas de faux-semblants, il n'y a que la pure vérité. C'est gagne ou crève, mais il n'y a pas de milieu. Tout ici n'est que partie d'échecs. Moi et l'autre imbécile d'européen qui pense se faire des affaires, les deux adversaires sur le ring, tout... On se jauge, on se juge et quand on pense que le moment est bon, on attaque sans aucune pitié. D'ailleurs quand le gringalet décide de passer aux choses sérieuses, je me redresse sur la banquette, je suis complètement absorbé par le combat. J'en ai même oublié celui qui se trouve là. Je crois qu'il parle, qu'il dit que je vais perdre de l'argent puisque j'ai parié sur l'autre, mais je suis trop concentré sur la scène pour faire attention à un imbécile dans son genre. Mais je ne serais pas un bon businessman si je ne faisais pas attention aux détails aussi, je parviens à diriger mon regard sur les spectateurs, cherchant les coachs des yeux. Je vois bien celui du mastodonte, mais pas celui d'Iron Fists. Je vois également quelques uns de mes collaborateurs. Hmm, il va falloir que j'envoie mes espions, je n'aime pas qu'on me passe du beurre dans le dos, surtout si c'est pour y foutre un couteau. Je fais attention à mes ennemis, mais encore plus à mes amis. Pendant encore quelques secondes je cherche des yeux l'entraineur du gringalet. Il ne peut pas être tout seul, si? A ce niveau, il vaut mieux avoir quelqu'un sur qui compter. Surtout que les mafias aiment s'approprier les meilleurs combattants, comme on exhibe des coqs pour montrer qu'on est les plus forts. Mais bientôt mon envie de voir le combat reprend et je me fixe sur les deux adversaires.

Quand la cloche sonne après le verdict de l'arbitre, je m'adosse au mur de l'alcove et mes doigts passe sur le menton. Les concurrents ont encore plusieurs tours en s'affrontant, avant que les deux meilleurs s'affrontent pour le dernier match de la soirée et qu'on déclare le seul et unique champion du jour. Il leur faut bien un peu de répit. Je me tourne vers mon futur associé, on se remet à parler argent, business, négociation, logistique, transport, bakchich... Jusqu'à ce que la blonde décolorée passe devant moi. Je l'interpelle.

- J'aimerais offrir un verre à Iron Fists, faites-le venir ici.

Même si je parle poliment, on ne refuse rien à Vladimir Kinsky. Pendant une longue seconde je tire sur mon cigare, appréciant tout le bien être du tabac dans la gorge. C'est une très mauvaise habitude, je sais, mais c'est mieux que de se saouler jusqu'à plus soif, non?

[HRP : ça me va, t'inquiète. ^^

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MessageSujet: Re: Je parie que tu vas perdre [Nathanael]   Jeu 2 Jan - 16:32

Je mentirais si je disais que je déteste ce que je fais, que ce n’est qu’un moyen rapide et « facile » de gagner de l’argent. Alors oui, c’est vrai que gagner 1000 billets en une soirée est un motif sacrément suffisant, mais je me suis pris à aimer ces soirées très spéciales. J’aime entendre les applaudissements de la foule et leurs cris d’encouragement quand j’ai l’ascendant sur mon adversaire. J’aime l’atmosphère survoltée, ce côté clandestin et « tout est permis » qui règne dans cet endroit. Et j’aime me battre. Je m’emportais parfois, ado, mais j’en étais jamais venu aux mains. Jusqu’à cette nuit dans la ruelle. Depuis, ces combats sont aussi une sorte d’échappatoire. Et je comprends le principe du film Fight Club pour le vivre.

Le combat continue, mais je perds l’ascendant que j’avais gagné. Mon adversaire me dépasse d’une tête, et revient vers moi avec la violence d’une locomotive lancée à pleine vitesse. J’essaie de l’esquiver, mais il me décroche un coup dans la mâchoire qui me fait chanceler. Sans les cordes, je crois que je me serais étalé de tout mon long. Je n’entends qu’un sifflement de mon oreille droite. La vache, il cogne comme une enclume. Il va falloir jouer serré, car je ne pourrais pas encaisser beaucoup de coups comme ça. Je me remets d’aplomb, ma vue enfin éclaircie, et essuie la transpiration et le sang de mon visage d’un revers de la main. Ok, je n’ai pas trente-six solutions. Il faut que fasse de son atout : sa taille et son poids, un désavantage. Je suis plus léger, alors il faut que j’utilise ça contre lui.

Je commence alors à lui tourner autour, lentement, puis de plus en plus vite. J’essaie d’anticiper ses coups pour m’engouffrer dans ses failles. J’arrive à glisser un ou deux contres et un uppercut, mais je suis pas invulnérable, et je me prends un coup ou deux bien sentis. Pourtant j’ai trouvé la bonne technique. Je suis comme un chien de sang, je ne m’arrêterai que quand mon ennemi sera à terre. Dans ces moments, perdu en plein combat, je ne pense plus à rien qu’à ce qui se passe entre le type en face de moi, et moi. Mon univers se resserre aux cordes qui entourent le ring, et seul l’un de nous deux va en sortir debout. Enfin, j’arrive à trouver LE moment qui va me permettre de l’achever. Je tourne assez vite autour de lui pour avoir un coup d’avance, et je feinte un crochet. Il remonte ses poings, et j’en profite pour basculer mon équilibre et lui asséner un coup du côté laissé sans défense. Mon poing heurte son ventre, et lui coupe le souffle. Il chancelle et tombe à genoux. J’y suis. Il faut que je le finisse maintenant, sans lui laisser la possibilité de se relever. J’enchaîne les coups, je frappe vite et fort, à en avoir mal aux poings. Il tente de se protéger, de se relever, mais l’arbitre nous sépare. Merde. En quelques secondes, il pourra avoir retrouvé ses esprits et tout sera perdu. Mais l’arbitre, après l’avoir examiné une seconde, déclare qu’il n’est plus en état de combattre. Je lève les poings au ciel alors que la foule réagit bruyamment à ce qui se passe autour de nous. Comme si elle venait d’apparaître autour de nous. Après quelques sourires, et quelques saluts, je me glisse hors du ring et file en coulisses où un des médecins s’occupe de moi. Pansements sur les mains, points de suture à l’arcade, des petits bobos par rapport à ce que j’ai déjà eu. Je suis en train de prendre une bonne douche brûlante, faisant attention à ne pas réduire à néant le travail du doc, quand la voix du chef de salle se fait entendre à la cantonade.

Nate ? Y’a un mec qui veut te voir. C’est un ponte russe, il veut que t’ailles à sa table ! Magne !

Soupirant de déception, je quitte la douche, m’essuyant rapidement, et enfile vite fait un t-shirt propre et un jean. La blonde de tout à l’heure m’attend à l’entrée de la salle, et me guide sans un mot jusqu’à une des tables privées. Rien qu’à voir ça, je sais que celui qui me voir est riche. Ou puissant. Ou les deux. Elle me désigne un type très classe en costume, cigare aux lèvres, avant de minauder.

« Monsieur Kinski voulait te voir ! » puis repart en dandinant son micro short doré. Je tends la main vers mon hôte ? et le salue. Il me fait signe de m’asseoir, et j’obéis.

Bonsoir… désolé pour la tenue mais je sors tout juste de l’infirmerie et de la douche… et à vrai dire je ne m’attendais pas vraiment à passer de l’autre côté du miroir ce soir…


(Merci wikipedia pour un topo rapide sur la boxe anglaise! Au fait, est-ce qu'on a droit aux mises en page type Bazzart?)
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MessageSujet: Re: Je parie que tu vas perdre [Nathanael]   Mer 8 Jan - 6:59

[HRP : Oui, oui, tu peux, tant que ça ne déforme pas la page du forum... Ouai, Wikipédia est notre amie à tous.]

L'homme venu d'Europe faire des affaires avec moi, lance les hostilités dès que le combat est terminé. Il pense me croire déstabilisé parce que j'ai perdu de l'argent sur l'adversaire de ce... Iron Fists? Il se trompe lourdement. Il ne faut pas plus de quelques minutes pour réduire ses espoirs. En en quelques accords, je gagne le paquetol. Trop facile. La prochaine fois les Allemands m'enverront un homme rompu à ce genre de pratique. On ne négocie pas avec n'importe qui. On négocie avec Vladimir Kinsky, avec MOI. Et je ne permettrais à personne d'autre que moi, de jouer avec MON argent. La blonde passe à ce moment-là et je lui dis de rapporter Iron Fists ici. Qu'elle se dépêche, on ne me fait pas attendre. Elle trottine en dandinant son croupion jusqu'à l'arrière salle. Pendant ce temps-là, le négociateur miteux prend ses cliques et ses claques et s'en va, s'excusant de m'avoir fait perdre du temps. Ce n'est pas un contrat extraordinaire que j'ai en poche, mais c'est un contrat tout de même et je l'honorerais comme il se doit. Je tire lentement sur mon cigare, appréciant les quelques minutes de tranquillité autour de ce bon verre de vodka. Finalement, je vois celui que j'ai fait chercher revenir avec la blonde. Il fait encore plus gamin avec des vêtements de ville que tout à l'heure sur le ring. Il cache vraiment bien son jeu.

Bonsoir… désolé pour la tenue mais je sors tout juste de l’infirmerie et de la douche… et à vrai dire je ne m’attendais pas vraiment à passer de l’autre côté du miroir ce soir…

Je regarde la blonde partir, tourne mon regard sur la main qu'il me tend, mais je ne la lui serre pas. Ce n'est pas parce que je ne suis pas n'importe qui. Mais je ne serre la main de personne. Je mets cette distance-là, par pure précaution. Puis je lui fais signe de s'assoir. Pendant quelques dizaines de secondes, j'observe l'homme. Il n'a pas l'air bien vieux et il a la gueule d'un ange. On pourrait certainement lui confier le bon dieu sans confession. Mais je l'ai vu à l’œuvre et je suis persuadé, sans le moindre doute qu'il pourrait me mettre au tapis et me briser la nuque avant même que je ne puisse lever le petit doigt. Mon regard se porte sur l'un de mes gardes du corps, dans un coin sombre, bien trop loin pour me protéger en tout cas. Et si ce gamin faisait parti des Renégats? C'est un risque. Mais c'est un risque que j'aime prendre. Et puis, je tiens à le féliciter car il nous a offert un bon divertissement. Ce n'est que lorsque la cloche tinte pour annoncer le troisième combat que je sors de ma transe.

- Où est votre entraineur? Il n'est pas venu avec vous?

Mon anglais est accompagné d'un accent russe prononcé. Je pourrais faire des efforts, mais j'aime mes racines. J'aurai pu me présenter, mais tout le monde me connait dans cette ville, et puis la jolie petite blonde l'a fait pour moi. Oui, je parle de coach car pour moi, il est parfaitement improbable que ce gamin puisse venir dans MA ville pour défendre SA vie à l'aide de ses poings sans entraineur.

- Vous m'avez fait perdre de l'argent ce soir.

Et qui dit me faire perdre de l'argent, dit pas bon, pas bon du tout. Pourtant, je reste parfaitement neutre d'expression. Même ma voix reste posée. D'un certain côté ça m'énerve, perdre de l'argent pour des conneries.

- Mais d'un autre côté, cela fait de vous un homme plus riche.

D'ailleurs, en parlant d'homme riche, je ne sais pas si c'est la chance qui sonne à ce moment-là, mais le bookmaker passe à cet instant précis. Il lève son chapeau, s'excuse de m'interrompre et donne une enveloppe bien remplie, non pas à moi, mais à Iron Fists.

- Un verre?

Je fais comme si je n'avais rien vu, ou rien dit à propos de la perte d'argent. Je lève la main pour intercepter la serveuse. Lui prend un verre vide et verse à ras bord de la vodka dedans, puis le tend à Iron Fists. On ne me refuse rien!

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MessageSujet: Re: Je parie que tu vas perdre [Nathanael]   Mer 15 Jan - 13:18

Je ne me sens pas super à l’aise quand Kendra, ou Krystal, ou quelque chose avec un K, m’annonce qu’un grand ponte veut me voir. Mauvais signe en général, parce ceux qui ont le pouvoir ne voient les types comme moi que d’une seule manière : une source de profit, ou un pion qu’on manipule. J’accepte d’être le premier, je suis là pour gagner du blé, et au passage, en faire gagner ou perdre à d’autres, c’est le jeu. Mais pion, pas vraiment.

En plus, je n’ai pas prévu cette rencontre, je n’ai pas de fringues « correctes », enfin, par correctes, je comprends « classes ». En temps normal, après un combat, je m’installe au bar avec l’un ou l’autre de mes adversaires, aux frais du club (la moindre des choses après s’être mis sur la gueule pour eux), histoire de décompresser de l’adrénaline, et puis, parfois, une jolie vient me féliciter pour mon combat, me fait les yeux doux, et il m’arrive de ne pas rentrer seul. Là, je vais passer dans la partie du club réservée aux VIP, et je me sens comme un poisson hors de son bocal.

Je m’approche, bredouille quelques excuses à la con, et tend la main au baron russe qui m’a invité. Il me regarde, impossible, se foutant royalement de ma main tendue. Je me tape bien la honte pendant quelques secondes qui m’apparaissent comme une éternité, avant qu’il me fasse signe de m’asseoir. Bon, au moins il ne m’a pas fait mettre dehors par ses gorilles que j’imagine planqués à quelques mètres de nous, l’oreillette aux aguets et la main sur le flingue.

Son regard reste un peu vide, et je me garde bien de dire quoi que ce soit, jusqu’à ce que la sonnerie du nouveau match le réveille et qu’il commence les hostilités par me demander ce que je foutais sans entraîneur.

Je n’ai pas vraiment d’entraîneur attitré. Le club me paye des entraînements à la salle de boxe un peu plus loin, et les différents types qui y bossent s’occupent de moi et jouent les partenaires et les coachs. C’est un peu en fonction de celui qui est de service au moment où j’arrive…

Je ne sais pas trop ce qu’il cherchait à savoir en posant la question. Voir si je ne bossais pas pour la concurrence ? Si j’avais un mentor assez puissant pour m’accorder un coach personnel ? Ce type est impénétrable, il est aussi expressif qu’un bloc de marbre, même si je vois les rouages de son cerveau s’agiter. Il rompt ce nouveau silence en me balançant qu’il avait perdu de l’argent à cause de moi ce soir. Merde. Je déglutis, pris d’une violente attaque de panique intérieure. Il m’a fait venir car je lui ai fait perdre du blé, et il n’a pas l’air d’avoir apprécié. Dans moins de dix minutes, je vais finir dans la ruelle, avec les jambes brisées, j’en suis sûr. Je déteste les gens qui ne savent pas perdre.

Désolé… je ne savais pas que vous aviez parié sur Marvin.

Merde… comment je vais m’en sortir, de cette histoire. Je sursaute quand il recommence à me parler, levant les yeux vers lui.

Même si j’aime bien ce que je fais, je n’accepte pas de prendre des coups pour rien… C’est ma façon de gagner ma vie…

J’espère qu’il va comprendre que ça s’est joué à la loyale, et qu’il ne va pas passer sa frustration d’avoir perdu sur moi, tout comme on n’abat pas un cheval de course qui n’a pas fini premier… Mes mains se crispent un peu sur mes genoux, et je ne le quitte pas du regard, quitte à être impoli. Là, je suis plutôt comme au cirque, face au tigre, que je dois continuer à fixer sinon il va sauter sur moi et me bouffer. Un des bookies, Joshua, passe et pose sa main sur mon épaule, me faisant sursauter. « Tiens gamin, c’est ta part pour ce soir ». L’enveloppe est bien remplie, bonne nouvelle, mais d’un autre côté, cette intervention va juste rappeler au baron en face de moi qu’une partie de ce blé est à lui, et voir ça comme une provocation. Putain… pourvu que les choses ne tournent pas trop mal…
Pourtant, nouvelle surprise, il me propose un verre. Je hoche la tête rapidement, trop content que les choses continuent de cette manière, et pas avec un poing entre mes dents, coincé dans les poubelles de la ruelle derrière. Je glisse l’enveloppe dans la poche intérieure de mon blouson pendant qu’il intercepte une autre blonde, copie conforme de la première à part que celle-là porte un plateau, et me sert un shooter de vodka plein à ras-bords. Je le remercie d’un signe de tête, attrape le verre avant de le lever vers lui et lance un léger « Nasdrovie ! » avant d’avaler le contenu du verre cul-sec, et de le reposer sur la table. Putain, c’est la meilleure que j’aie jamais bue. La bouteille doit coûter la moitié de ce que j’ai gagné ce soir.

Monsieur Kinski… Merci pour ce verre. Mais… si je puis me permettre… Pourquoi m’avez fous fait venir à votre table ?
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MessageSujet: Re: Je parie que tu vas perdre [Nathanael]   Dim 26 Jan - 21:16

Oui, une main tendue avec générosité peut vous serrer la votre avec avarice. Non, je n'aime pas du tout serrer les mains. Cela brise l'espace vital. Mes gardes du corps ne pourraient rien pour moi si quelqu'un venait m'attaquer dans mon espace vital. Mis à part tirer sur moi, je serais totalement sans défense, et je n'ai aucune envie de finir avec un trou dans la tempe. Enfin qu'importe, ce n'est pas le sujet de discussion qui m'a fait demandé le jeune homme devant moi. Quand il s'assoit je lui parle de son entraineur et il réplique qu'il n'en a pas. C'est bien rare dans ce métier. Et c'est encore plus rare ici-même, dans ma ville. Un entraineur permet de s'améliorer, de posséder un style, de se protéger. Je me demande bien pourquoi il n'a pas de coach? Est-ce qu'il veut rester parfaitement indépendant? Mais c'est dangereux dans ce milieu. Un coach lui permettrait de garder la tête froide et de ne pas s'enquiquiner avec toute la paperasse. Je laisse mes pensées pour le moment silencieuses avant de reprendre sur LE point le plus important. L'argent. Il s'excuse et je me laisse sourire. Une simple courbe passagère sur mes lèvres.

- Pourquoi vous excuser? Vous l'auriez su, vous n'auriez pas gagné.

Et s'il l'avait su, c'était donc qu'il était acheté. Il semble honnête comme garçon. Même si je ne me fie pas aux apparences, il semble pour le moment honnête. Il marque un point dans mon estime en tout cas. Il avait ajouté que ces combats, c'était sa manière pour rester en vie, avoir un peu d'argent de côté. Drôle de pécule retraite. Mais je comprends, après tout, le monde n'est pas tout rose ici-bas et même si Oslo est devenue la ville la plus importante d'Europe, voire de partout ailleurs, il n'est pas facile de vivre dans ma ville. Le bookmaker passe et lui donne ses gains. Je ne réagis pas, mais toute mon attention reste fixée sur Iron Fists, c'est SA réaction que je veux voir. Anxieux? Surpris? En tout cas nerveux. Il est sur ses gardes. Je tire lentement sur cet excellent cigare et relache toute la fumée avant de faire apporter des verres. Il lance un "nasdrovie". Ah, il parle russe? Une flamme brillante traverse mon regard. Il m'intéresse. Il m'intéresse beaucoup ce jeune homme au visage d'angelot. A moins qu'il n'ai passé pas mal de temps parmis les gens de mon pays. Il faut dire que les russes pululent dans les rues d'Oslo, et il n'est pas rare d'avoir un ami russe.

Monsieur Kinsky… Merci pour ce verre. Mais… si je puis me permettre… Pourquoi m’avez fous fait venir à votre table ?

Je dissimule un sourire amusé en tirant à nouveau sur mon cigare. Pourtant mes yeux restent plantés sur le gamin. Et je ne me remet à parler que lorsque je suis certain d'avoir repris un air particulièrement sérieux.

- Pour récupérer mon argent.

Quelle question. Croit-il que je suis un généreux homme d'affaires qui invite à sa table un jeune coq tout juste sorti des classes? Il a fait un bon combat, à n'en pas douter et son adversaire n'était pas un simple bouseux débarquant de sa campagne primitive. Je ne suis pas du genre à me mélanger à la populace. Je suis au sommet de la pyramide, je n'ai aucune envie de partager mon quotidien avec le bas-peuple. J'attends volontairement qu'il réagisse ou qu'il parle pour le couper court.

- Je ne vous ai pas fait venir ici pour trinquer ou pour vous féliciter, même si cela a été un beau match. Mais j'ai horreur de perdre de l'argent. Alors je compte bien le récupérer. Mais... de manière tout à fait légale.

Voilà pourquoi il lui faut un entraineur. Je pense qu'il pourrait y arriver sans, mais le chemin serait probablement plus long et le gain d'argent moins important. Je pose mes coudes sur la table, regardant mon cigare quelques secondes avant de continuer.

- La boxe est un business. Quand on signe un contrat et que ce dernier n'est pas bon, la première idée qui nous traverse l'esprit, c'est d'en signer un deuxième afin de récupérer ce que l'on a perdu... avec des intérets bien entendu...

C'est surtout ça qui m'intéresse. Je me fiche s'il gagnait ou perdait, je veux récupérer mon argent et les intérêts que j'aurai gagné si j'avais parié sur lui. Mais tout en restant dans la légalité. Je n'aime pas acheter des joueurs, le combat devient moche et sans saveur aucune. Je tourne la tête et scrute la salle. Le Casaque est assis à une table avec son entraineur et quelques amis proches. Je le sponsorise depuis assez longtemps, même si je reste en retrait à ce niveau. Il n'a jamais perdu un match et je peux assurer qu'aucun des matchs n'a été truqué. C'est une bête de force.

- Le Casaque se joue à 30 contre 1 en moyenne. Contre vous, cela sera 45 contre 1. Imaginez les intérêts... Pensez-vous pouvoir le battre?

Je repose mon regard sur Iron Fists, cherchant à savoir si sa réponse serait honnête ou s'il allait fanfaronner.

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MessageSujet: Re: Je parie que tu vas perdre [Nathanael]   Jeu 6 Fév - 16:39

L’ambiance se détend peu à peu, et je me sens moins sur la défensive maintenant que j’ai un shooter de vodka hors de prix dans les veines. On ne soule pas un type qu’on va tabasser dans les prochaines minutes avec un alcool dont la caisse doit coûter la moitié du PIB d’un petit pays d’Afrique. Mais on ne sait jamais, et j’essaie de ne pas me réjouir trop vite d’être encore en un seul morceau, et de picoler aux frais de la princesse. Sa remarque sur ma victoire, et que je n’ai pas besoin de m’excuser, me tire un sourire rapide. Pour l’instant ça va pas trop mal… mais je manque de m’étouffer avec un nouveau verre, quand il me dit qu’il m’a invité à sa table pour récupérer son argent. Je tousse une fois ou deux, repose le shooter à moitié plein et m’essuie la bouche du revers de la manche, avant de reposer les yeux sur lui. Je le regarde sans comprendre, et attendant plus d’explications. Il faut croire que le vent va tourner quand même, et plus vite que prévu. Maintenant il veut quoi ? Merde… mes mains commencent à jouer avec le shooter, pendant que mon interlocuteur ménage un savant silence théâtral, histoire que les mots qui vont suivre sonnent de façon bien solennelle…

Et qu’…qu’entendez-vous par… « manière tout à fait légale ?

Je déglutis alors qu’il reprend ses explications. Sa voix est calme, posée, on dirait qu’il parle de la pluie, du beau temps, ou du dernier film qu’il a vu. Non, il parle de moi, de moi et des projets qu’il a pour moi, le tout mêlé d’argent. Les mots s’enchaînent, mais mon cerveau embrumé a du mal à faire le lien, à rétablir un sens à l’ensemble… Un contrat ? Un deuxième contrat ? Mais je n’ai jamais signé de foutu contrat ! Alors un deuxième ? Mais dans quoi est-ce que je suis en train de me fourrer ? Dans quel saleté de pétrin je suis en train de me mettre ? Je m’étais juré de ne pas me mêler à la mafia, de bosser comme un âne encore quelques temps, et une fois que j’aurais assez de côté pour pouvoir finir mes études de droit tranquillement, je claquerai la porte de cet univers pourri et je disparaîtrai comme j’étais arrivé.

Son regard part vers la salle, et il se pose sur un autre boxeur, habitué de l’endroit, et qui en a dérouillé plus d’un. Un russe, comme lui, le Casaque. Une vraie machine à tuer, qu’il contemple avec un léger sourire en coin. Son regard se pose à nouveau sur moi, et je commence à deviner où il veut en venir. Enfin, vraiment un tout petit peu. Et la proposition tombe. Que je joue contre lui, et que je gagne. Pendant quelques instants, je rêve de tout le blé que je pourrais me faire si j’arrivais à le mettre au tapis mais… il faut être lucide. Et je préfère ne pas raconter de cracks à un parrain de la mafia russe…

Là, maintenant, tout de suite, non. Il est beaucoup plus grand, fort et entraîné que moi… Ce mec s’entraîne plus de quatre heures par jour, moi c’est deux heures, trois fois par semaine… Si pendant un mois je travaillais à ce rythme, pourquoi pas… je l’ai souvent vu combattre, et j’ai un peu cerné ses faiblesses, mais là ça serait de la boucherie… et comme je vous l’ai dit, je n’ai pas d’entraîneur attitré… Votre proposition est très intéressante, mais c’est quasiment perdu d’avance si on prend les choses telles qu’elles sont…


Maintenant, tout ce que j'espère, c'est qu'il ne va pas me faire payer le fait d'avoir émis des doutes sur son offre...
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MessageSujet: Re: Je parie que tu vas perdre [Nathanael]   Lun 17 Fév - 7:14

Et qu’…qu’entendez-vous par… « manière tout à fait légale ?

J'ai pendant l'espace d'une ou deux secondes envie de lui faire croire qu'il va passer une très mauvaise fin de soirée. Après tout, il est rare que je puisse me distraire avec un parfait inconnu, que ça ne concerne aucune transaction ou aucun business en cours et cerise sur le gateau, il a l'air de gober absolument tout ce que je dis. Mais j'ai quand même l'oeil pour reconnaître un bon champion, et je sens que celui-là est en devenir. Il suffit juste qu'il soit bien coaché. Je hausse les épaules et prends un air détaché. Ce n'est pas très businesslike, mais je ne suis pas officiellement en négociation en ce moment-même. Je réponds très franchement.

- Un match sans trucage, un match où aucun des adversaires n'a été acheté.

Oui, j'ai horreur de ça. C'est sans saveur, c'est comme un vin américain ou un fromage anglais. C'est sans gout. L'argent de la Mafia Rouge est peut-être en partie dûe à des matchs truqués, mais pas avec moi. Je n'aime pas ça. Il n'a pas l'air de faire le lien entre la métaphore que j'utilise et son combat. Ca non plus, je n'aime pas parler franchement. J'ai tout du politicien et du businessman, nous aimons parler à demi-mot, par des phrases détournées, par des mots à double sens, mais la tête d'angelot que j'ai en face de moi semble être totalement perdu. Je dois revenir sur les bases et lui demande alors ce qui se passerait si il avait pour prochain adversaire le Causaque. Et quand il me donne sa réponse, je souris, je bois ses paroles comme on boit du petit lait et je m'appuie dans le dossier de la banquette en tirant avidement sur mon cigare. Il me plait de plus en plus ce petit joueur. J'aime quand on donne la réponse, sans même s'en rendre compte. Je regarde à nouveau le Casaque. Oh que oui, ça ferait un beau match. Mon regard s'illumine.

- Et si vous aviez ce mois et cet entraineur, quelles seraient vos chances?

Plus on mise gros, plus on gagne gros. Mais si j'arrête de sponsoriser le Casaque et que je choisis Iron Fists, il faut qu'on me persuade qu'il gagnera. Je tire une nouvelle bouffée de ce délicieux tabac avant de reprendre.

- Si je décide de vous sponsoriser, ce n'est pas par pure bonté de coeur, vous devez vous en douter. Je veux récupérer ce que j'ai perdu sur vos gains.

Je le regarde froidement, attendant d'apercevoir un signe me montrant qu'il a compris. Je ne sais pas s'il a beaucoup de choix en vérité. Certes, il a gagné l'argent que j'ai perdu en toute honneteté, mais avec l'argent, je suis mauvais joueur. Il peut refuser mon offre et partir, mais je ne donnerais pas chère de sa peau, ou bien il peut accepter, me laisser gagner quelques billets de plus et il sera tranquille... enfin, peut-être... La vie est si difficile dans ma ville.

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Je parie que tu vas perdre [Nathanael]

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