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 Une divine journée...

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Avatar : Lucy Kate Hale
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MessageSujet: Une divine journée...   Dim 25 Aoû - 22:15

Les voix semblaient danser dans l’air ; elles s’entremêlaient, créant parfois le vacarme, parfois la mélodie. Elles bourdonnaient, elles étaient intarissables, ou plutôt, Trini avait l’impression qu’elles l’étaient. Les boutiques accueillaient des centaines d’âmes par jour, elles bouillonnaient de vie. Des couleurs de toute sorte les remplissaient : pâles, ternies, douces, éblouissantes. Quelques jours étaient calmes, les autres plus mouvementés. Aujourd’hui était un de ces jours vivants et éveillés. Certains clients savaient prendre le temps qu’il leur fallait pour admirer les bijoux dans les vitrines, ou de magnifiques et étincelantes robes. D’autres clients étaient pressés : on ne leur connaissait aucune gêne, et c’est sans regret qu’ils bousculaient les autres. Pourtant, Trini n’était jamais, ou presque, importunée dans son magasinage. Soit c’était elle qui perturbait les autres, soit elle évitait habilement les semeurs de trouble. Elle connaissait bien la vie qui animait les boutiques et les centres commerciaux.

C’est avec un regard assez détaché que Trini observait un vêtement assez simple, coloré et bariolé de petites fleurs. Cette robe dégageait un air frais et une énergie nouvelle, ainsi qu’un rayon de soleil. Malheureusement, la température ne permettait pas de porter un tel habit, et pourtant, Trini ne savait détacher son regard de cette pièce. Un soupir s’échappa d’entre ses lèvres peinturées, alors qu’elle glissait le vêtement dans le panier rouge qui l’accompagnait. Elle ne daigna même pas l’essayer : elle savait qu’il lui irait, le temps venu. Son panier était déjà bien rempli : les pièces s’étaient empilées les unes sur les autres, et formaient dorénavant une montagne. Un des avantages préférés de Trini de faire partie d’une mafia, c’était l’argent qui se glissait dans ses poches sans même qu’elle ne s’en aperçoive. De plus, elle pouvait ainsi prouver sa valeur, et être respectée. Alors que la cadette de la famille Sanchez continuait son chemin, passant entre les allées d’habits, le bruit de pas précipités se faufila à son oreille. Agilement, elle leva le panier au-dessus de sa tête, puis vers le plafond. Son sac rejoint rapidement ce dernier, alors que la jeune femme effectuait une volte. L’homme, aux airs effarés, passa près de Trini sans la frôler. L’immense sac qu’il tenait dans ses mains, comme une assiette qui lui brûlait les doigts, frappa les autres passants de l’allée. Des exclamations suivirent, puis des insultes, sans pour autant stopper l’individu de sa course et ni lui arracher des excuses. Trini était fière d’elle, même si ces actions étaient partie intégrante de sa routine quotidienne. Un sourire satisfait se dessina à la commissure de sa bouche, alors qu’elle regardait les clients qui s’indignaient encore au passage de l’homme hâté.

La jeune femme posa ses mains sur la porte d’entrée, puis poussa celle-ci vigoureusement. Elle passa ensuite l’entrée du centre commercial, deux sacs bien remplis à l’extrémité de chacun de ses bras. Son regard, toujours un peu distrait, se leva vers le ciel illuminé par le soleil, avant de descendre sur une horloge qui trônait sur un pilier grisâtre, abimé par le temps et les intempéries. Trini s’engagea ensuite sur la route peuplée de piétons, de promeneurs, de travailleurs et de quelques amoureux. Évitant la marée de marcheurs, elle pris la décision de s’engager sur la bordure du trottoir, vide, ou presque, des pas des passants. La pluie venait tout juste de cesser, et l’énorme étoile avait vaincu les précipitations. Les quelques nuages qui parsemaient le ciel craignaient à présent le règne du soleil.
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Avatar : Dianna Agron
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MessageSujet: Re: Une divine journée...   Lun 2 Sep - 23:31

Encore une journée monotone qui se fondait parfaitement dans la routine habituelle. La pluie venait de laisser place au beau temps , abandonnant une odeur de terre mouillée qui insupportait Dagny. L'air humide faisait joliment boucler ses cheveux , la forçant à souffler avec agacement vers son front pour le dégager. Pendant qu'elle conduisait le scooter , c'était gênant. Les passants se précipitaient négligemment dans le premier magasins qu'ils trouvaient lorsqu'il pleuvait , cherchant un abris de fortune pour éviter d'abîmer sa belle coiffure. Tant de personnes superficielles qui peuplaient cette ville... La petite blonde remerciait le ciel de ne pas avoir hérité de cette mentalité.

Son petit boulot de livreuse ne lui rapportait pas des masses , mais il lui permettait largement de vivre. Toujours viser plus haut , telle était sa devise. Certes , pour l'instant elle pourrissait dans un endroit qui la payait au lance-pierre , mais son boulot lui tirait quelques avantages : elle pouvait pénétrer sur chaque territoire sans qu'on ne la soupçonne de quoique ce soit. Elle commençait à être connue , et personne ne semblait se méfier d'elle. Pour elle , tout était gagné , elle n'avait plus qu'à faire son choix dans ce qui se présentait à elle. L'offre la plus alléchante serait la bonne.

Une livraison de plus , elle en avait tellement prit l'habitude. Elle zigzaguait entre les voitures , empruntant des petites rues peu fréquentables pour raccourcir au maximum son trajet. Parfois , elle avait juste envie de poser son scooter , s'asseoir et engloutir ce qu'elle était censée livrée. Généralement , les clients (qui étaient pour la plupart masculins) étaient ravis de se faire livrer par une jolie fille. Ils tentaient des approches , qu'elle fusillait rapidement en plein vol. Son argent empoché , elle ne s'était jamais attardé chez un client. Après tout , le travail , c'est le travail , elle n'était pas payée à ne rien faire , c'était déjà bien assez difficile pour elle de boucler les fins de moi.

A pleine vitesse sur son scooter , elle s'amusait à rouler dans les flaques qu'elle croisait. Oui , c'était digne d'un gamin de cinq ans , mais Dagny avait gardé une certaine insouciance qui la rendait un peu plus mignonne. Les voitures la klaxonnaient , cela l'amusait un peu plus. Plusieurs clients étaient déjà partis se plaindre d'elle à la pizzeria , mais bon , son patron avait une sympathie pour elle difficile à expliquer , il n'avait donc jamais eut l'envie de la virer. Et puis , elle était un bon élément pour le restaurant. Divaguant dans ses pensées en déambulant sans réfléchir sur la route du centre-ville. Elle fut tirée de sa torpeur par un hurlement de rage. Se doutant que c'est elle qui venait de le causer , elle soupira et s'obligea à freiner , question de courtoisie.

« Hé merde. Manquait plus que ça. »

Descendant d'un pas lourd de son scooter , sans grande motivation , elle retira son casque et le posa sur son guidon , garant son scooter de manière à ne pas gêner. Elle se dirigea jusqu'à la jeune fille qu'elle venait d'éclabousser.

« Désolée. Pas fait exprès. »

Elle n'était pas tellement douée en relation humaine et se doutait que ce genre d'excuses ne serait pas facilement acceptées.

_________________

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Avatar : Lucy Kate Hale
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MessageSujet: Re: Une divine journée...   Mar 19 Nov - 23:28

Un pied devant l’autre, une jambe croisant l’autre, Trini se hasardait sur la bordure du trottoir, décidée et fixée. Il n’y avait pas de doute : elle savait parfaitement où elle se rendait. Elle imaginait rentrer, déposer ses achats (toutefois, pas le temps de les trier et de les ordonner). Ensuite, sa planification s’étendait jusqu’à passer au garage, histoire de signaler à ses sœurs qu’elle était encore en vie. Ces derniers temps, son esprit s’envolait, s’égarait facilement. Elle était peu présente, que ce soit pour le travail ou pour sa famille. La jeune fille jouait l’insouciance : les problèmes s’effaçaient à ses yeux, et tout ce qui importait, c’était la dépense. La dépense dans les activités, dans les vêtements, dans l’ignorance. Inlassablement, elle tentait d’éteindre le feu de sensibilité qui brillait à l’intérieur de son cœur. Elle désirait avoir la force ; ne pas se laisser atteindre. Ainsi, la seule solution qui se soit glissée à sa conscience était de se consumer dans tous les domaines qui peuplaient sa vie, même si certains étaient secondaires, ou parfois, absurdes.

C’est avec une détermination visible dans ses prunelles que Trini passait les voitures, les arbustes, les marcheurs. Ses souliers tambourinaient sur le sol qui lui était bien tangible. Sa voiture n’était pas très loin : elle étincelait d’un rouge vif, et il était difficile de l’outrepasser sans que le regard ne s’égare un instant en cette direction. Elle s’aventura ensuite près d’une intersection, prête à traverser. Seulement, son enthousiasme se déroba bien rapidement à elle : un jet d’eau, succinct, rapide, s’empara alors de ses vêtements, de ses achats, puis bientôt de son corps. Stupéfaite, ébahie. Ces émotions de surprise l’envahirent sur le coup, se propageant à la façon d’un frisson. Sa démarche se figea, et Trini demeura immobile, comme si elle tentait d’assimiler l’événement qui venait de se dérouler, ou plutôt, qui se déroulait. Les couleurs rosées de son visage pâlirent : la cadette Sanchez était visiblement contrariée. Honteuse, même. Les regards se glissaient sur elle, l’effleuraient, comme s’ils rampaient sur ses jambes, sur son cou. Un véritable tremblement s’éveilla à la surface de sa douce peau, puis s’immisça à l’intérieur de son être. L’embarras s’accapara de son ravissement. Le temps sembla alors s’étaler, et ce qui n’était qu’un instant devint un infini. Des paroles, accompagnées par des pas, pianotèrent jusqu’à ses oreilles :

Désolée. Pas fait exprès.

Trini se raidit. Elle se retourna lentement, son mouvement diminué par le choc et par le tissu humide qui s’était scellé à sa peau. Une autre fille se tenait devant elle, près d’un scooter ; celle-ci observait la cadette Sanchez, peu secouée par ce qui venait de se passer. Cette dernière la contemplait également, les mots lui ne lui venant pas, s’échappant. Alors, une petite flamme se forma, pétillante, animant ses yeux. Vivement, Trini jeta à l’inconnue :

Pas fait exprès ? Tu te fous de moi ?
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